Blog reiki-sante, p. 139 – Dans une séance de soin Reiki, la relation entre le praticien et le patient peut-elle se jouer dans un rapport d’égalité ? A partir d’un cadre classique où on a un praticien qui soigne, qui est debout, qui dirige la séance, et un patient allongé sur table qui reçoit le Reiki, la relation entre les deux personnes est par nature inégalitaire. Il y a en a un qui « transmet le Reiki », qui est guérisseur, et un autre qui est « malade » (je mets les guillemets) et qui est demandeur d’un soin.
Cette relation asymétrique est nécessaire au soin, chacun étant à sa place. Pourtant quelque chose me pose problème. Le Reiki n’est pas que la mise en pratique d’une technique. Je défends l’idée que c’est aussi un engagement du praticien (pour moi le praticien n’est certainement pas un « canal » neutre, comme ont le lit souvent). Je parle beaucoup d’écoute dans mes formations, aussi d’amour, de compassion. Je me rends compte, à travers des exercices que je propose dans mes stages, qu’il n’y a pas de difficulté à demander à un praticien de travailler à une attitude d’écoute et de compassion pour son patient – tant qu’il est en position dominante ! C’est une toute autre histoire quand on travaille sur des jeux où les deux personnes sont en relation d’égalité. La prise de distance, le besoin de se protéger prennent très vite le pas au détriment de l’accueil de l’autre.
La question que je me pose est de savoir si peux, si je ne suis pas dans un rapport d’égalité, laisser parler l’intuition, c’est à dire installer un échange, écouter et entendre l’autre – mon patient, et donc accueillir sa souffrance pour mieux y répondre. Car au fond, à qui parle son corps ? au mien ; à qui parle sa souffrance ? à la mienne. Si je me ferme et me protège, comment espérer un dialogue et une aide ?
Je pense donc que le soin Reiki appelle deux types d’attitude de la part du praticien : l’une interne et l’autre externe. En interne, j’essaie de ne pas trop être dans l’ego, je suis un être vivant face à un autre être vivant, et c’est ce qui est commun entre nous qui nous permet de communiquer. En externe je suis le praticien et j’assume clairement cette place, différente de celle du patient.
Question ouverte…
Le 22 avril 2011 -
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Blog reiki-sante, p. 138 – Le praticien Reiki, comme tout thérapeute, peut-il avoir une interprétation de son soin déformée par ses propres « points aveugles » ? L’expression « point aveugle », en psychanalyse, s’utilise pour qualifier un biais dans notre système de représentation, qui nous est inconscient, alors que nous nous croyons parfaitement objectifs et sommes parfaitement capables de repérer la partialité de jugement des autres (1). Pour le psychologue Francis Bismuth (2), il s’agit d’une part de soi qui est inanalysable L’expression fait référence au fait qu’en ophtalmologie la tache aveugle (ou tache de Mariotte) est un point de l’oeil qui ne reçoit pas la lumière (plusieurs sites internet proposent des expériences amusantes sur le sujet). Patient et praticien sont placés sur ce point, sur un strict plan d’égalité, chacun ayant ses zones sombres où il ne peut rien voir, et surtout pas leur effet sur tout notre système de jugement et d’interprétation.
Comment cela peut-il se manifester lors d’un soin Reiki ? Personnellement, je pense à cette notion quand je suis dépassé par une idée ou une émotion, sans pouvoir la comprendre. C’est ce qu’en Reiki on appelle le phénomène « d’empathie ». Cela peut aussi se révéler par une répulsion tout à fait incompréhensible. J’ai pu déjà éprouver (au moins une fois) un rejet d’une personne venue pour une séance de Reiki, sans savoir pourquoi. Evidemment, les « points aveugles » se manifestent dans toutes les phases d’interprétation, de conseils, d’attitudes. Cela ne touche pas directement le Reiki mais tout ce que je fais et dis avant, pendant et après le soin, qui me parait tout à fait sensé, compassionnel et objectif. Quand on joue en fait « sa » partition, et pas forcément celle de son patient.
Au final, c’est quand même embêtant, car je pense que tout blocage de ma part, toute volonté d’influence manifestée par une certitude inébranlable d’avoir raison, est une limite à la qualité de la relation que j’instaure avec mon patient, et par là même à l’efficacité du soin Reiki. On peut toujours penser que le Reiki « passe » quand même, c’est probablement en partie vraie, mais en partie seulement, à mon avis.
Si, par définition, je ne peux voir mon (mes) point aveugle et s’il est inanalysable, et idem pour mon patient, il n’y aurait donc pas grand chose à faire ? Ce n’est pas tout à fait mon avis. Le Reiki, en effet, a la particularité de sauter à pieds joints au dessus de tout le système de pensée et de représentation de la personne. Il va donc toucher et travailler là où « ça » en a besoin, souvent là où ça fait mal. En tant qu’accompagnateur de la personne, cela m’intéresse, et tout ce qui provoque un sursaut, une surprise chez le patient, est source de travail pour faciliter une meilleure compréhension de son fonctionnement.
Quand il s’agit de moi, c’est une autre affaire. Je peux toujours, dans des soins où il y a des observateurs (des personnes initiées en formation dans le cadre de mon dispensaire par exemple), prendre des temps de feed back, pour avoir un regard extérieur sur ma pratique.
Dans le tête à tête avec un patient, je crois que ce qui est en jeu, quand la relation est dysharmonique, c’est la confrontation de deux Ego. La solution, au final, passe à mon sens par un travail, non pas de compréhension, mais de dépassement de l’Ego par une attitude d’accueil et d’empathie de l’autre. C’est ce qu’il me semble, et me renforce dans l’idée qu’un praticien Reiki ne doit jamais cesser de travailler sur soi et de méditer. Bon, encore un peu de chemin à parcourir !
(1) voir Mary Gohin, http://blog-psychologue.over-blog.com/article-biais-cognitif-la-tache-aveugle-65456456.html
(2) http://www.psychologie-bismuth.com/forum/point-aveugle-t265.html
Le 14 avril 2011 -
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Blog reiki-sante, p. 137 – Dans la formation reiki que je délivre, je propose des exercices destinés à faire prendre conscience de son corps. Force est de constater que très souvent le corps physique n’est souvent perçu que comme une machine, alors même que chacun rêve d’avoir un rapport direct, immédiat, avec la nature, les gens.
L’autre jour, la personne que j’ai initiée évoquait, à la suite d’un travail sur la perception de soi, d’une descente en « terra incognita », d’une visite dans une forêt sombre où elle ne voyait rien et d’où surgissait, çà et là, un mouvement, un bruit, une douleur sourde. Cela m’a rappelé les premiers vers de la Divine comédie, de Dante « Au milieu du chemin de ma vie, je me retrouvais dans une forêt obscure, car la voie droite de ma vie était perdue (Nel mezzo del cammin di nostra vita/mi ritrovai per une selva oscura/ché la diritta via era smarrita.) »
L’explorateur part à la recherche de secrets enfouis. Les secrets du corps sont si bien cachés qu’on a oublié que c’est nous-mêmes qui les avons mis là. Du coup, quand ils surgissent, ils nous apparaissent comme étrangers, de véritables intrus que l’on voudrait chasser bien vite.
Pourtant la voie « droite du chemin de sa vie » passe bien souvent, c’est quelquefois moins drôle, par des sentiers sinueux qui traversent nos secrets que le corps recèle dans une mémoire lointaine et indistincte, mais pourtant bien vivante.
La pratique du Reiki offre quelques outils à l’explorateur de soi, une lampe torche pour s’éclairer, un couteau suisse… et un ciel étoilé pour s’orienter.
Blog reiki-sante, p.136 – la personne en soin Reiki était charmante, enjouée, maniant un humour distancié. j’ai dû l’interrompre pour commencer la séance de Reiki. Le soin se déroule, normalement dirais-je. A la fin de la séance Reiki, elle met du temps à ouvrir les yeux. Un temps qui m’a paru très long. Je lui prends la main, elle ouvre les yeux. Son regard a changé. Comme quelqu’un que l’on réveille en plein sommeil. Je pense à une phrase de Julien Gracq (je ne résiste pas au plaisir de citer le passage entier) : « Ce qui peut bondir de la vie des profondeurs de plus tapi et de plus nocturne était tourné vers moi dans ces prunelles. Ces yeux ne cillaient pas, ne brillaient pas, ne regardaient même pas – plutôt qu’au regard leur humidité luisante et étale faisait songer à une valve de coquillage ouverte toute grande dans le noir, – simplement ils s’ouvraient là, flottant sur un étrange et blanc rocher lunaire aux rouleaux d’algues. Dans le désarroi des cheveux pareil à un champ versé, l’enfoncement de ce bloc calme s’ouvrait ainsi qu’à un ciel d’étoiles. [...] Il faisait brusquement très froid. » (Le rivage des syrtes, Librairie José Corti, www.jose-corti.fr)
Un regard où j’ai eu envie de plonger, car je n’étais pas encore moi-même sorti du soin. Le Reiki mêlait toujours nos énergies. J’ai soudain perçu la gravité de son être – dont j’étais passé à côté, sans la voir, lors de notre discussion. Elle-même en était surprise, émue, comme un secret que son corps recelait et qu’elle avait oublié.
Tandis que souvent l’après Reiki est un moment d’échanges avec les patients, notre séparation fut lente mais silencieuse. Je vérifiais juste qu’elle avait bien repris ses esprits, qu’elle pouvait partir dans le calme. Elle sortit, en dialogue avec elle-même. Je restais sur le pas de la porte.
Le 25 mars 2011 -
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blog reiki-sante, p. 135 – Reiki et « puer aeternus ». Le puer aeternus est un terme latin qui désigne l’enfant éternel, assimilé à Mercure. Certains parlent de l’enfant intérieur. Chez Jung, le puer est un des archétypes qui permet d’organiser l’inconscient dans sa dimension de l’incarnation de la jeunesse, de l’innocence, de spontanéité, créatif, rebelle… Quel rapport avec le Reiki ? J’ai à l’esprit un patient : très contrôlé, d’allure stricte, voire sévère. Je suis frappé, pendant les soins, de voir son visage se relâcher, qui me fait deviner l’enfant au visage lisse qu’il devait être. Il est fréquent que nos soins se terminent par un échange très détendu où il fait des jeux de mots un peu gamin, raconte des anecdotes d’adolescent. Jusqu’au moment où il remet sa veste et redevient le Monsieur qui s’en va sur l’avenue… avec cependant encore quelque chose de juvénile dans sa démarche.
En psychologie, le puer aeternus n’a pas vraiment bonne presse. La personne qui présente ce type de caractère y est décrite comme immature, aérienne, incapable de se fixer, de s’attacher. Il est doté d’un complexe maternel plutôt « lourd » et vire soit vers l’homosexualité soit vers le donjuanisme.
On oppose le « puer » au « senex », qui désigne le vieillard, le côté saturnien de la personnalité. Du coup on parle du « puer senex » pour désigner l’homme d’un certain âge qui fait du jeunisme, redevient ou reste un éternel adolescent, perdu dans une jeunesse illusoire.
J’ai rencontré aussi ce type de personnalité (sans aller bien sûr jusqu’à la caricature). Le travail du Reiki, le plus souvent suite à une initiation, favorise un changement de perspective, un réajustement des valeurs et de sa place. Cela semble plus « harmonieux », au sens où ces personnes se sentent mieux, mieux dans leur corps et leurs rapports aux autres.
Cette réflexion m’amène vraiment à rapprocher le Reiki du qi kong et de la pensée chinoise, dans laquelle il est important, pour résumer, d’être « dans le mouvement ». Un mouvement harmonieux d’abord en soi, qui permet de se trouver en harmonie avec l’extérieur, les autres et le monde. Car bien sûr, nous avons tous des traits de caractère « puer » et « senex ». Les deux sont importants pour exprimer une personnalité sous toutes ses richesses. Pour moi, tout se passe comme si le Reiki faisait pénétrer chez la personne une sorte de courant d’air, qui bouscule les blocages, remet tout en communication, et permet d’éveiller des choses en soi endormies, et de tout remettre dans un même courant.
Le 18 mars 2011 -
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Le Reiki au service du Japon. Je relaie ici l’initiative, à laquelle je m’associe bien sûr, de plusieurs praticiens Reiki (Reiki forum, Alta major…), d’une chaîne de solidarité spirituelle destinée à soutenir les japonais dans la catastrophe qui les frappe. Nous nous sentons tous concernés et j’invite les lecteurs qui sont initiés au Reiki à y participer par des soins à distance.
Le 15 mars 2011 -
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Blog reiki-sante, p. 134 – Le Reiki vient-il apaiser des souffrances anciennes ? Je travaille avec deux deux patients qui, tous deux, ressassent un manque d’amour lié à un passé très lourd. Que faire devant ces histoires anciennes, sans cesse actualisées comme source d’une souffrance qui interdit une vie confiante. Ce passé enferme l’une dans une forme de dépression, l’autre dans l’incapacité d’être sécurisée, de s’ouvrir à des rencontres.
Ces personnes arrivent au Reiki après un long parcours thérapeutique et avec une demande d’urgence, puisque la patience d’une longue thérapie n’a rien réglé. Le reiki peut-il « guérir »?
Ma réponse est clairement oui. Mais par contre je serais plus réservé sur la rapidité de la guérison. J’ai bien lu François Roustang et sa thèse selon laquelle « il suffit d’un geste », pour reprendre le titre d’un de ses ouvrages les plus connu. J’adhère au principe que le temps est une notion qui, dans une thérapie comme le Reiki en tout cas, ne veut pas dire grand chose. Dans l’absolu, le déblocage que le Reiki impulse doit avoir un effet immédiat.
Mais j’ai tout de même quelques réserves. Sur le plan physique, certaines maladies ne guérissent pas instantanément. La réparation prend « un certain temps ». Il me semble qu’il doit en être de même sur le plan psychique. Car il ne s’agit pas simplement d’évacuer des idées obsédantes. Car si ces idées, par définition même, n’ont rien de matériel (elles sont idéelles – à ne pas confondre avec idéales pour mes lecteurs rapides !), il n’empêche qu’elles sont bien produites par le cerveau, qui est bien matériel lui, et que la neurologie nous montre l’inscription physique dans le cerveau des troubles psychiques, dépressifs en l’occurence.
Temps de réparation, mais aussi temps d’acceptation du changement, avec ce qu’il suppose comme phase de pardon, de soi, de l’autre, d’éveil à la compassion. Même si le basculement vers un mieux peut sembler instantané, il suppose peut-être un travail souterrain, non perceptible par la conscience, que le Reiki autorise, induit, favorise, accélère enfin.
Le 10 mars 2011 -
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Blog reiki-sante, p. 133 – Le Reiki provoque un effet « lissant » visible sur le corps même de la personne, qui me fait parler d’un avant et d’un après le soin.
Epaules en avant; dos vouté; crispation du visage; membres raides… l’arrivée d’une personne est toujours une lecture de son état physique… et psychique, bien sûr. La séance de Reiki a un premier effet relaxant, je dirais sur la fatigue de la journée (ce n’est d’ailleurs pas toujours vrai. Certains patients sont allongés, raides comme des « i », yeux bien ouverts, dans une volonté, une tentative de contrôle, souvent inconsciente et par là même touchante).
La détente corporelle est un premier indice positif. Mais les tensions les plus révélatrices de l’état de santé de la personne ne disparaissent pas toujours facilement. L’effet du Reiki se lit d’ailleurs souvent un ou deux jours après le soin.
Après un soin, je suis toujours attentif à la manière dont le patient se relève de la table, parle, bouge, marche, se tient plus ou moins droit. Et cette lecture, répétée d’une séance à l’autre, donne un bon indice de l’évolution morale et physique de la personne. Même si les nouvelles postures sont fugaces, elles disent ce vers quoi on peut tendre, qui n’est pas si loin finalement.
Tout un travail souterrain, inconscient, s’élabore, redéploie les structures physiques qui se sont enfermées sur elles mêmes en contractions musculaires, affaissements, torsions. Et ce mouvement est impulsé par la vitalité de la personne (que le praticien Reiki se contente d’accompagner) qui se reprend à se laisser respirer librement et à avoir confiance en elle et en ce (ceux) qui l’entoure.
Le 4 mars 2011 -
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Actualité du Reiki : Le Reiki à Paris pour la semaine du 28 février au 6 mars, ce sont des activités que vous souhaitiez bénéficier d’un soin ou pratiquer si vous êtes déjà initiés.
Dispensaire Reiki : Après une semaine de pause le dispensaire Reiki reprend son activité. Deux élèves ont rejoint le dispensaire qui adopte donc à nouveau sa formule initiale, c’est à dire des soins apportés par des élèves, chacun travaillant avec une personne, mais dans un espace collectif supervisé par un praticien et maître Reiki (l’administrateur de ce site). Les soins commenceront à 17h30 (heure de début toujours susceptible de bouger selon le nombre de demandes et jusqu’à 20h00 environ.
Pour des soins individuels, il vous faut prendre rendez-vous. Cliquez sur le mot « le site » en haut de cette page et dirigez-vous sur la page soin individuel.
Initiations : cette semaine sont prévues des initiations individuelles mais pas collectives. pour les dates des initiations collectives, rendez-vous sur le site, à la page initiations-dates-tarifs (clic en haut de cette page sur le mot « le site »)
Atelier Reiki : le prochain atelier Reiki ouvert aux personnes initiées se tiendra le dimanche matin 13 mars.
Le 27 février 2011 -
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Blog reiki-sante, p. 132 – Krishnamurti démarre un de ses propos en décrivant un paysage magnifique sous ses yeux, au sein duquel il se sent partie prenante, et d’où il puise de la joie et de l’émerveillement. Puis il montre un homme en prière près de lui, yeux fermés, faisant rouler son chapelet entre ses doigts. Il fait le parallèle entre le mouvement d’ouverture – qui est le sien – de regard toujours neuf sur le monde, et le travail intérieur de l’homme, centré sur lui-même, concentré sur sa propre méditation. Il est facile de voir où va sa préférence.
Dans le Reiki, dans le soin énergétique, on trouve ces deux mouvements : vers soi, vers l’autre, et il n’est pas toujours simple de trouver la juste position. Lors d’un soin, le praticien entre dans un « état Reiki » qui peut provoquer des ressentis extrêmement forts, par exemple l’impression que « chauffe terriblement le chakra du coeur » ou le praticien va se mettre à transpirer, à bailler… Ces ressentis peuvent aller jusqu’à lui faire « oublier » le patient, l’empêcher de communiquer intuitivement avec la personne qu’il soigne.
Il n’est pas question ici de se reprocher de se centrer ni d’être à l’écoute de nos ressentis. D’abord parce que c’est nécessaire : on est parfois (souvent) en recherche d’indices qui nous apportent des informations sur l’état de la personne, ou qui nous rassurent sur notre « centrage ». Et quand on entre dans un état méditatif, de soin, il n’est pas évident de régler ses ressentis comme on règle le son d’une radio.
Cette question m’a amené à expérimenter différentes postures méditatives, et notamment à rechercher un état de grande réceptivité à l’environnement, en accueil de tout ce qui nous traverse : bruits, odeurs, etc. Ce travail est intéressant en ce sens qu’il nous révèle bien les tensions que nous mettons dans l’écoute de nous. « L’entrée en relation intuitive », énergétique, avec une personne, suppose un relâchement total. Ce relâchement n’est certainement pas une dispersion de soi. C’est bien sûr pour cela que c’est à la fois difficile… et évident quand on y parvient. On n’est pas loin, à mon avis de la notion « d’écoute flottante » qu’utilisent les psy.
A part la pratique et l’analyse de cette pratique, je ne connais pas de recette miracle. Et pour faire état de ma propre expérience, une certaine expérience donne de l’assurance, mais ce n’est quand même jamais gagné. Fort heureusement on peut se dire, et je l’ai souvent vérifié, que malgré une difficulté d’écoute du praticien, l’énergie Reiki passe quand même !