le reiki sur chaise longue

Fait-on du reiki en vacances ? Personnellement pas vraiment ! Je prends quelques jours de vacances chez des amis, ce qui explique le peu d’activité de ce blog. Mais je fais relâche aussi sur ma pratique personnelle. Pas de méditation ; l’auto-traitement : qu’est-ce c’est ? Insidieusement pourtant, le Reiki refait surface. Quelqu’un a un bobo et Hop, me revoilà dans un état de vibration reiki ; à l’heure de la sieste, mon cerveau déconnecte de manière très « méditative » avant de sombrer dans le sommeil. Petits cadeaux de la pratique, après tout, le Reiki peut bien prendre ses quartiers d’été au soleil, lui aussi ! A bientôt pour un nouveau billet et bonnes vacances à tous mes lecteurs réguliers ou occasionnels que je remercie du fond du coeur.

le Reiki à flux tendu

Blog reiki-sante, p. 148 – qu’a à faire le Reiki avec la gestion des stocks ? On verra si comparaison vaut raison ! Petite référence aux théories de gestion des entreprises qui ont inventé la notion du « flux tendu ». Cette organisation vise à réduire les stocks des industriels et ainsi à réduire leurs coûts d’immobilisation, et cela en gérant de concert les commandes, la fabrication et l’expédition.
Venons-en au Reiki. La douleur contracte, renferme la partie blessée sur elle-même, quand ce n’est pas la personne tout entière. Toutes les pratiques de relaxation montrent au contraire que la douleur est moins ressentie si la personne n’est pas tendue et « laisse couler ». Et pourtant, paradoxalement, quand nous souffrons, au lieu de laisser glisser le mal, nous le gardons bien clos en notre corps. Evidemment, si nous faisons cela, si nous nous contractons, c’est pour tenter de se protéger, de réduire l’effet de la douleur, et d’être plus fort à la supporter.
Tout le travail du praticien Reiki va tenter de fluidifier la rétention, de la libérer, pour laisser de nouveau circuler librement « l’énergie », et de réinstaller la communication des organes entre eux, et de la personne avec son environnement.
Dans le travail énergétique, comme le Reiki, on aime l’image du fluide, du courant qui nous traverse, et dont on fait également partie. Un écueil douloureux, une souffrance psychique se travaillent comme un nageur qui s’écarte souplement d’un obstacle, laissant le courant le pousser. Ainsi, le praticien Reiki cherche-t-il à faire circuler l’énergie, la douleur, pour la laisser s’échapper du corps de la personne. Une sorte de stock « zéro douleur », pour ainsi dire !

L’explication du Reiki

Blog reiki-sante, p. 147 – Ce billet sur l’explication du Reiki avait été mis en ligne il y a quelque temps déjà, et a disparu suite à une panne de l’hébergeur de mon site. Je le publie donc à nouveau en le complétant d’une nouvelle réflexion.
On ne peut pas expliquer le Reiki. On peut parler d’énergie, mais on ne fait que repousser la question. Le Reiki, c’est d’abord le mystère de l’initiation. C’est le mystère des mains posées sur quelqu’un. C’est le mystère des symboles tracés et répétés.
Le Reiki, probablement, c’est ce qui se passe entre les moments où on fait quelque chose. C’est cet espace infini, puisque le temps ne s’efface, où deux personnes partagent un même chemin en direction d’un espoir, d’une guérison. Il n’y a pas deux soins Reiki qui se ressemblent, c’est à chaque fois un moment unique. En fait le Reiki est très simple, et comme tout se qui est simple, il se pratique avec beaucoup de détachement. Evidemment, ça ne règle pas la question de l’atteinte de ce détachement. Mais c’est une autre question…
Le Reiki est aussi une question de vies. J’ai bien mis un « s ». Ce travail particulier qu’opère le Reiki, si différent des thérapies verbales – je n’évoque même pas les comprimés, cachets et autres injections ; ce travail particulier, donc, a le redoutable effet de nous dénuder, de nous placer face à nous-même sur notre chemin. Pour cela il révèle le « moi » en le dégageant des personnages que chacun s’est construit – le personnage social, le malade, le… etc, etc. Au fond, nous savons bien ce que nous nous sommes fabriqués. Cela me fait faire le lien avec Jorge Semprun, qui vient de quitter notre monde. Lisons-le, dans sa confession livrée dans « Adieu, vive clarté… » : « ce n’est pas non plus un hasard, ni seulement pour les besoins d’une logique romanesque, si Artigas meurt de mort violente à la fin de l’Algarabie. J’ai eu plusieurs fois recours à cette procédure sacrificielle, faisant mourir des personnages qui étaient des alias, portant mes noms supposés. jamais de mort naturelle, bien entendu. [...] Je savais très bien quel rôle jouait ces trépas fictifs dans ma vie réelle : c’étaient des leurres que j’agitais devant le mufle du noir taureau de ma propre mort [...]. Désormais, j’ai épuisé mes réserves. Je n’ai plus de personnages fictifs à faire mourir à ma place. [...] Me voici solitaire et nu devant la mort. Elle choisira son heure, je serai prêt. A vrai dire, cela fait déjà quelque temps que je le suis. » (Adieu, vive clarté… Jorge Semprun, éd. Gallimard, 1998, pp. 49 et 50).

Dédicace à ceux qui voudraient que j’écrive de la poésie

Blog reiki-sante, p. 146 -
Je n’ai jamais écrit que des dédicaces.
Aussi suis-je assez bon préfacier et mauvais poète.
Que donnerais-je pour un seul bon vers ? Suis-je prêt à y sacrifier l’amour ?
J’ai noyé dans l’encre mon malheur, me suis élevé hors du temps, pour y brûler mon futur.
Je n’ai pas le choix, il ne me reste que le présent, seul écrin de l’amour.
Mais si la vie
noircit beaucoup de papier,
l’amour ne peut se dire.
Juste laisser surprendre son reflet, offert à quelques rares génies (dont je ne suis pas!). Mais il m’est permis de le vivre… Et de me taire.

« Visse, scrisse, amò » (j’ai vécu, écrit, aimé) – épitaphe que Stendhal a écrite, en italien, pour figurer sur sa pierre tombale.

« Je te donnerai deux livres
que j’ai achetés pour toi.
Dans un café
Je m’appliquerai à t’écrire
des dédicaces. »
Joan Vinyoli (écrivain catalan) – Le premier de l’an, traduction Patrick Gifreu

Le Reiki serait-il quantique ?

Blog reiki-sante, p. 145 – Le Reiki serait-il quantique ? L’idée de ce billet m’est venu à la lecture du dossier du magazine Science et Vie (avril 2011) consacré à l’arrivée récente de cette discipline dans la biologie et l’explication du vivant. L’extraordinaire efficacité de phénomènes tels que la photosynthèse ou la stabilité de l’ADN par exemple trouveraient une explication à partir de réponses faisant appel à des phénomènes quantiques.
C’est un choc parce que les lois de la physique quantique régissent le monde de l’infiniment petit et ne s’appliquent pas à notre échelle macroscopique. Mais le vivant semble avoir des ressources insoupçonnées dès qu’il s’agit de vivre et de se reproduire.
Du coup, bonne affaire pour le Reiki ! Plutôt que de dire que le Reiki « sait où il va », parlons de « superposition », état d’un objet quantique qui lui permet de passer par plusieurs chemins en même temps pour arriver infailliblement au bon endroit. Au lieu de parler de « canal d’énergie », passons par « l’effet tunnel » qui autorise de traverser tous les obstacles, grâce à la possibilité pour un objet d’être à la fois un corps et une onde. Enfin, le soin à « distance » ne serait qu’une « intrication quantique », sautant allègrement la barrière du temps et de l’espace.
Pour sauter, moi aussi, d’un domaine à l’autre, mais rester toujours sur le chemin qu’emprunte le Reiki, je voudrais conclure ce billet par ce passage du livre de Philippe Sollers : Trésor d’amour (nfr, 2011) : « Les hommes du paléolithique chantaient lors de leurs cérémonies. [...] Mais il y a mieux : le son, dans les cavernes, était d’abord une boussole. Dans l’obscurité souterraine, l’éclairage était faible et les torches inutilisables dans les boyaux. On se servait donc du son comme d’un sonar pour se déplacer et s’orienter. La voix allait et revenait, déchiffrant l’espace. Très souvent, il suffit de suivre la direction de la meilleure résonance pour arriver aux peintures. L’oreille sait où elle a quelque chose à voir. Ainsi les points d’ocre, à l’intérieur des boyaux, correspondent aux maximum de résonance. Voilà le chemin et, au fond, quand on écrit, c’est pareil. » J’ajouterais : et au fond, faire du Reiki en chantant les mantras, c’est pareil.

Initiation au Reiki et transformations : internes/externess

Blog reiki-sante, p.144 – Il est fréquent qu’une initiation au Reiki soit suivie de bouleversements chez la personne. Ce type de « coïncidence » peut s’expliquer selon plusieurs angles. Bien sûr que quelqu’un qui engage la démarche d’une initiation le fait parce que c’est le bon moment pour agir et changer des choses dans sa vie, prendre une nouvelle orientation. Rien d’étonnant dans ce cas que des changements se produisent. Ce qui est toujours étonnant c’est la brutalité des phénomènes. C’est normal puisque le Reiki ne « raisonne » pas, ne passe pas par le filtre de la pensée qui programme, planifie, anticipe.
D’autant qu’il est impossible de prévoir où ça va se passer. Des tensions corporelles vont s’exacerber avant d’aller mieux, mais c’est aussi tout l’environnement extérieur qui peut évoluer, notamment, on ne s’en étonnera pas, dans les relations avec les autres. Si des départs, des ruptures « devaient se faire » et se font effectivement, le Reiki y est peut-être pour quelque chose.
Tant que les changements sont le fait de la personne, pas de surprise. Tout ce qui vient de soi, ce que j’appelle l’interne, est assez logiquement admis. Le plus déroutant est de constater que certains changements semblent survenir indépendamment de la personne, de l’externe donc, sans qu’elle y soit apparemment pour quelque chose. Peut-on dans ce cas parler de « hasard » ou au contraire invoquer le Reiki ?
Je pense très clairement que le travail que la personne fait sur elle-même, à travers le Reiki, y est pour quelque chose. Non pas comme une énergie magique qui viendrait s’immiscer dans le monde des vivants, mais parce que vivre une initiation, pratiquer le Reiki, change la personne, et plus vite souvent qu’on ne le pense. Si « je » suis moi-même différent, mon rapport aux autres sera différent par la force des choses et, plus ou moins souplement, les tensions sous-jacentes auront une tendance naturelle à se libérer. Notre relation au monde changeant, tout ce qui fige un état donné se met soudain à « onduler », à se fluidifier, autorisant alors des ruptures parfois, de nouvelles recompositions souvent, pour le mieux – c’est du moins ce qu’on espère !
Sur l’ensemble de mon expérience, et c’est rassurant, et même si les changements sont parfois importants, je ne constate pas de regrets, de peurs de la part des personnes qui les ont vécus. Le maître Reiki est là pour aider aussi, par sa présence, ses soins, à ce que les choses se passent de la façon la moins douloureuse possible.

La cabine magique du praticien Reiki

Blog reiki-sante, p. 143 – je pratique le Reiki sur une avenue calme de Paris. C’est bien la seule chose qui soit calme. La rue. Le plus souvent, mes soins se déroulent dans une petite cabine mal (pas du tout) insonorisée, où l’on entend tout ce qui se passe à l’accueil. Le métro gronde régulièrement sous nos pieds et une colonne d’eau a eu la mauvaise idée de descendre dans un des angles de la pièce déjà assez minuscule, ce qui provoque un bruit proche des chûtes du Niagara quand il plaît aux voisins du dessus. Ce n’est certainement pas la plus belle cabine de Paris pour y pratiquer le Reiki. On ne peut pas dire. La table simple recouverte d’une couverture, le lavabo, la lampe à sel (tout de même !), suffisent à la meubler. J’oubliais l’étroit tabouret sur lequel je m’assieds parfois.
Jamais pourtant aucun de mes patients ne s’est plaint, n’a même paru étonné ou n’a exprimé de reproche aux inconvénients de cet endroit. Peut-être parce qu’une fois qu’on l’a accepté, il laisse percevoir une « énergie » propice à la détente et au lâcher prise. Cette cabine me fait penser au coffre magique des prestidigitateurs qui y font disparaître quelque complice monté sur la scène. Tandis que la belle assistante fait son numéro de charme, le magicien perce le coffre de longs poignards avant de faire réapparaître le badeau ravi et tout surpris d’être encore en vie.
De même, dans ma cabine, j’ai l’impression de larguer les amarres et d’embarquer mes patients dans un voyage fantastique au pays du Reiki, où la table devient un tapis volant, la lampe à sel une lanterne magique qui, si on la frotte bien, va laisser surgir un authentique génie.
Il était grand, et la table était juste assez longue pour lui. Nerveux, ne sachant pas s’il devait rester ou me serrer la main et filer sans demander son reste. « Dès que je me suis allongé, me dit-il, j’ai senti comme un poids énorme sur tout le corps. Mais ça ne pesait pas, curieusement. Je sentais une forte présence où vous mettiez vos mains. Mais j’étais en moi et c’est comme si « ça » me parlait. Et puis j’ai senti que tout bougeait. Je flottais. Je ne sais plus où j’étais. Mon corps vibrait sans que je puisse rien faire. Je ne contrôlais plus rien. J’étais dedans et en même temps c’est comme si ce n’était pas moi. Mais ce n’était pas désagréable, hein! Au contraire… Une paix… » Un beau voyage, finalement, dans une contrée inconnue où on ne sait plus bien qui est qui.
« J’avais des images curieuses, reprit-il, des lumières, comme ça, je ne saurais pas dire. Et puis des souvenirs, de quand j’étais môme, avec mon grand-père, que j’adorais, qui m’emmenait avec lui dans les champs… Et puis des émotions. Comme quand j’étais amoureux. Bon… C’est loin tout ça. »
Pas si loin tout de même, puisque c’est encore là, quelque part dans le grand corps de cet homme qui ne se vit certainement plus comme un enfant ou un amoureux. Mais il est cela aussi, toujours.
Le praticien Reiki, dans cet itinéraire, prend ses risques, lui aussi. Car c’est encordé à son patient qu’il l’accompagne. Et il ne s’agit pas de se tromper de météo, car sinon, tout le monde dévisse. Le retour occasionne plus de questions que de réponses. Le chemin n’est certes pas parcouru dans sa totalité, et les traverses réservent encore des surprises. Mais dans cette cabine magique, il se fait à deux et le lieu ne révèle jamais ses trucs et laisse dans les yeux briller les étoiles du voyage.
PS: je remercie Brigitte et Roger, de mettre à la disposition des praticiens ce bel espace de Terre d’Harmonie.

Le coeur des gens, c’est comme un puits très profond

Blog reiki-sante, p. 142 – Elle est jeune, très jolie. Souriante. Sûre d’elle comme une femme jeune, jolie et souriante peut l’être. Elle n’est pas venue pour recevoir du Reiki mais pour en donner. En attendant de démarrer le dispensaire Reiki du mercredi, je prenais le soleil, devant la porte. J’attendais les patients et une nouvelle praticienne. Elle s’est approchée, m’a dit bonjour tranquillement, comme si on se connaissait depuis longtemps.
Nous avons fait du Reiki ensemble, pendant deux heures. Pendant le soin, elle souriait les yeux fermés, comme en elle-même. Le Reiki donne souvent ce plaisir intérieur. A la fin, elle apportait des réponses aux questions de sa patiente, avec toute la conviction d’une nouvelle convertie, qui n’a pas encore eu l’occasion de douter de ce qu’on lui a appris. Quelque chose pourtant en elle m’a mis en garde, mais si faiblement, que je n’y ai pas prêté attention.
A la fin du dispensaire, nous étions à nouveau face au soleil couchant, sur le pas de la porte. Elle m’a alors demandé quels étaient mes ressentis sur sa pratique. Je l’ai complimentée et je lui ai dit, sans y prendre garde « l’important, dans le Reiki, ce n’est pas tant la technique que d’être juste là, avec la personne, de l’accueillir pleinement, de l’aimer. Pour cela, pour avoir cette humilité, il faut être assez solide soi-même ». Pour moi, c’est le genre de remarque que je fais régulièrement, un tic de formateur, en quelque sorte. Quelle porte avais-je ouverte en elle ? J’ai senti son émotion, ses yeux s’embuer. Puis très vite elle s’est ressaisit et on s’est dit au revoir. Pendant ces quelques secondes, elle n’était plus très jolie, souriante et sûre d’elle, mais belle et si humaine.
De retour chez moi, je suis allé rechercher cette phrase d’Haruki Murakami tirée d’une de ses nouvelles intitulée « L’avion, ou il se parlait à lui-même comme s’il lisait un poème » : « Le coeur des gens, c’est comme un puits très profond. Personne n’en connaît le fond. Ce que tu peux en imaginer, c’est seulement d’après ce qui flotte à la surface. »

L’amour et le Reiki

Blog reiki-sante, p. 141 – Le Reiki est une manifestation d’amour. C’est en tout cas ce dont je suis convaincu. Amour au sens fraternel, de ce qui fait que rien de ce qui est vivant ne peut nous être complètement étranger. Dans un soin Reiki, cet amour prend une forme compassionnelle, qui est un partage de la souffrance de l’autre, mais aussi un accompagnement vers un devenir plus harmonieux.
Le Reiki (cette relation particulière que l’on appelle le Reiki) ne peut selon moi être transmis que s’il y a cet amour, ce partage. C’est parfois une surprise pour certains patients qui le ressentent avec force et en sont surpris, comme si cette émotion venait de surcroît dans un soin. Il faut dire qu’on est tellement habitué à des relations « froides » entre soignants et soignés, qu’on trouve toujours extraordinaire, et comme un « plus », ce rapport humain qui est certainement essentiel à tout traitement, si technique soit-il.
J’ai été interpellé l’autre jour par une patiente qui me dit : « je ressens beaucoup d’amour dans votre soin, mais une fois la séance de Reiki terminée, c’est fini ? »
C’est fini ? Je n’ai pas vraiment su lui répondre. Oui, d’une certaine manière, c’est fini. Une fois qu’elle est partie, je retourne à ma vie, ou à un autre soin. J’ai créé une demande, révélé peut-être un manque, et je n’y ai répondu que le temps d’un soin. Cette remarque en forme de léger reproche m’a perturbé et donné à réfléchir.
Aujourd’hui, j’ai envie de dire que finalement, ce n’est pas si « fini » que ça. D’abord de mon point de vue de praticien. Ce n’est pas exact que je retourne à mes affaires comme si de rien n’était. Je me rends compte que s’il m’arrive d’oublier des noms de patients, je me souviens du soin. J’ai en moi une « bibliothèque Reiki », avec des émotions, des couleurs, des énergies. Bien évidemment, je suis plus marqué par certaines rencontres que par d’autres. Mais je garde toutes les secondes d’authenticité que j’ai pu partager lors de tous mes échanges.
Et pour la personne elle-même, qui retourne après un soin à un travail personnel de guérison, il n’est pas juste de penser que ce moment ne compte pour rien. On change en permanence, même si on ne s’en aperçoit pas, et il est des instants qui nous font aller plus vite. Je veux croire que l’amour donné et reçu, partagé enfin, par le Reiki, fait partie de ces infimes fragments de temps qui mettent sur un autre chemin.

Le Reiki dans la vague… d’énergie !

Blog reiki-sante, p. 140 – Le soin Reiki pourrait bien être assimilé à un travail de respiration. J’ai déjà écrit à ce sujet (billet n°128), reprenant l’idée qui vient de l’ostéopathie crânienne, que le stress, la maladie provoquent un enfermement sur soi, des rétentions. Le Reiki vient favoriser, « autoriser » le corps à lâcher cette rétention, à s’ouvrir à l’échange, revenant ainsi dans un mouvement plus équilibré, s’ouvrant aussi à la guérison.
Prolongeant cette réflexion, j’en viens à poser la question de la technique du praticien. Si je travaille à favoriser l’expansion chez mon patient, qu’est-ce que ma pratique dit de moi ? Suis-je un praticien appliquant « mécaniquement » le protocole du soin complet ? Un créatif faisant ce qui me vient sur le moment ?
Je pose l’hypothèse que la première attention du praticien doit être de faire le lien entre l’environnement et le patient. C’est comme lorsque je me glisse dans l’eau de la rivière et que mon corps assimile le mouvement du courant pour y adapter mes gestes, tracer mon itinéraire en tenant compte de ce qui me pousse, me retient, me fait dériver. Tout mon travail de praticien Reiki consiste à remettre le patient dans le mouvement le plus cohérent pour lui en travaillant avec une esthétique du geste, un amour de l’autre qui l’assouplit et libère ses forces.
Ainsi, il n’est pas question de faire n’importe quoi. Pas question non plus de répéter les mêmes gestes dans le même rythme d’un soin à l’autre. Il est question d’entrer en relation, d’écouter et de proposer… Et d’accompagner l’autre dans la vague, s’il veut bien se mettre à l’eau!