Blog reiki-sante, p. 82 – Dans un soin Reiki, comme dans toute relation d’aide, l’écoute est une des premières attitude du praticien. Ecouter vient du latin « auscultare », qui signifie prêter attention. On pense naturellement au geste du médecin qui ausculte sont patient avec son stéthoscope. Ecouter, c’est donc être attentif à ce que dit la personne.
Dans un soin Reiki, cela va bien plus loin encore, car l’écoute va engager toute la personne du praticien, tant il est investit par la transmission de l’énergie du Reiki. Saint Augustin écrit que l’écoute est ce qui fonde l’alliance, mot si fort de sens, si l’on sait écouter avec les oreilles du coeur « aures cordis ». C’est dire à quel point l’écoute nous met en jeu, car il s’agit rien de moins qu’accueillir l’autre en nous, avec toute sa souffrance.
On comprend mieux pourquoi les phénomènes dits « d’empathie » se produisent parfois, lorsque la plainte de l’autre vient nous bouleverser. Pas de recette miracle pour rester maître de soi, pas de technique automatique. Non, un travail sur soi qui peut nous permettre, tout en restant sensible à l’autre, de ne pas être envahit de ses malheurs. Alors, comme l’indique encore Saint Augustin, l’écoute « devient joie », car elle est partage, et devient communion.
Le 5 mars 2010 -
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Blog reiki-sante, p.81 – Le soin Reiki se fait-il au petit bonheur la chance ? Je ne pense pas personnellement que, comme on dit souvent, « le Reiki sait où il va ». Cette vision des choses repose sur la croyance que l’énergie Reiki serait dotée d’une intelligence et d’un savoir en soi, indépendants des acteurs d’un soin Reiki que sont le praticien et le receveur.
Je crois plutôt que le soin Reiki fait intervenir ce qu’on appelle l’intuition, que j’ai envie de définir comme une sorte de connaissance non mentale que met en œuvre le praticien.
Je déroule mon hypothèse : la transmission d’énergie Reiki partirait d’une intention. Cette intention n’est pas pensée, mentalisée, conscientisée, mais elle émane du corps du praticien Reiki pour s’exprimer par l’énergie qu’il transmet.
Le receveur du soin Reiki peut repousser cette intention (comme une greffe qui ne prend pas) ou l’accepter. Dans ce cas, l’énergie ainsi reçue s’incorpore à son corps et va l’aider à réguler ses capacités d’auto-guérison, via son système immunitaire ou ses circuits d’information.
Les changements ainsi déclenchés produisent des échanges d’information entre les deux acteurs du soin Reiki et vont produire une connaissance, non mentale mais énergétique, qui va être lue par le corps du praticien. Cette connaissance, interprétée, va amener le praticien à conduire son soin Reiki d’une manière que l’on va qualifier d’intuitive.
Dans la thèse que je propose, le soin, on le voit, ne doit rien au hasard ni à un recours extérieur. Dans ce sens, l’intuition n’a rien de magique, ni d’aléatoire car le soin est bien articulé, cohérent, à partir d’un savoir, qui n’est tout simplement pas pensé préalablement.
Le 26 février 2010 -
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Blog reiki-sante, p. 80 – Penser, réfléchir au Reiki, comme à une pratique où l’on peut gagner en efficacité. Est-ce « spirituellement incorrect » ? Je suis frappé, lors de mes visites sur les forums consacrés au Reiki, ou dans les livres que je parcours, du désintérêt pour la réflexion sur la pratique du Reiki. Comme si penser le Reiki revenait à le dénaturer, à ramener le soin à une simple technique, à passer à côté de l’essentiel. Les « emoticônes » dans les forums marquent vite le jugement sévère à l’égard d’une réflexion qui ne peut se dérouler sans concepts ni phrases. Les maîtres mots sont « lâcher prise », « laisser faire », « intuition » « le Reiki va où il veut », etc, etc. Du coup, on en reste à des croyances affirmées de façon d’autant plus péremptoire qu’elles ne peuvent, par principe, être mises en question.
A l’opposé, mais peut-être est-ce la même chose, les « scientifiques » habitués à réfléchir, analyser, évaluer, classer, ont malheureusement été formés pour ne surtout pas croire à l’inexplicable. Non pas l’inexplicable qui le deviendrait avec un peu de travail. Non, je parle de l’inexplicable qui renvoie à un mystère, un mystère que l’on sent intuitivement insondable.
Je m’inscris résolument dans l’entre-deux de ces deux camps. Je me sens capable de faire un soin Reiki en laissant cours à mon intuition, et cela avec d’autant plus de confiance que je prends le temps de réfléchir ensuite à ce qui s’est passé, à tenter de saisir les mécanismes complexes d’une relation de soin reiki. De la même manière que les bouddhistes, je crois savoir, alternent des méditations sur objet ou dans la vacuité, et réfléchissent et débattent aussi de la manière la plus logique et argumentée qui soit.
Le 18 février 2010 -
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blog reiki-sante, p. 79 – Le Reiki est-il une arnaque ? La question n’est pas posée directement en terme aussi violent, mais chez de nombreuses personnes qui abordent le Reiki avec la pointe du pied, comme on touche une eau froide sans savoir encore si on va plonger, le doute sur la validité du Reiki et sur la démarche de ceux qui le pratiquent est perceptible.
Tout d’abord deux convictions personnelles : si je n’étais pas convaincu de l’efficacité potentielle et des bienfaits du Reiki, je n’en ferais pas ; ensuite je n’ai rencontré personne, dans ma pratique de formateur et mes échanges, qui cherche à escroquer quelqu’un avec le Reiki. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas, mais je n’en ai jamais croisé.
Le Reiki ne prétend pas à des effets automatiques, reproductibles. J’ai consacré déjà plusieurs billets à ce sujet. Je pense qu’un peu de travail de méthode permettrait de mettre en place des protocoles de validation, mais personne n’est prêt à investir en temps et en argent sur le sujet. C’est vrai que le Reiki rapporte moins qu’un médicament vendu en pharmacie.
Mais le fait de ne pas savoir si ça marchera, le fait que ça ne marche pas à tous les coups, ne veut pas dire que le Reiki ne fonctionne pas, et quelquefois de façon spectaculaire, je peux en témoigner par ma pratique.
Mais c’est vrai que si on dépasse la pensée magique où un coup de baguette règle tous les problème, les questions « pourquoi ça marche ? » et « comment ça marche ? », nous plongent dans un mystère que nous ne sommes pas prêts de lever.
Pour ne pas être trop long, je dirais mon hypothèse : l’efficacité d’un soin énergétique, dont le Reiki, dépend d’abord du « vouloir guérir du malade » (de façon inconsciente évidemment), ensuite de la « relation » que sauront nouer praticien Reiki et receveur du soin, enfin de tout le travail qu’aura fait le praticien pour mobiliser l’énergie Reiki et le transmettre.
C’est là que je termine en lançant cette adresse aux praticiens Reiki. Si vous voulez qu’on prenne notre pratique au sérieux, dans le respect de cette énergie merveilleuse qu’est le Reiki, n’oublions pas, dans le secret de notre solitude, de travailler sur nous-même, encore et toujours.
Le 9 février 2010 -
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Blog reiki-sante, p. 78 – Je n’aime pas beaucoup utiliser le titre de Maître Reiki. Dans nos sociétés, ce mot de maître, comme celui de gourou, est bien vite associé (quelques fois à juste titre malheureusement !) à de la manipulation, de la mise sous influence, de la malhonnêteté. Je parle donc plus volontiers « d’enseignant Reiki ». Mais je dois bien constater que le fait d’initier quelqu’un, de l’accompagner dans sa pratique, ses ressentis, les changements qui s’opèrent en lui, crée une relation qui va bien au-delà de la simple transmission d’un savoir-faire.
Ce moment de l’initiation au Reiki est un véritable partage, et il n’est plus possible de se voir ensuite comme si cela n’avait pas été. Il appartient bien sûr au maître Reiki de tenir le cadre, c’est à dire de veiller au respect des limites d’une relation qui reste professionnelle et qui ne vise à rien d’autre qu’à l’accompagnement respectueux de l’autre. Mais ce cadre laisse quand même place à une relation d’affection et de connivence profonde, provoquée en quelques minutes à peine par le rituel d’initiation au Reiki. C’est quelque chose de précieux, de sécurisant aussi, qu’il faut laisser se révêler et apprécier à sa grande valeur.
P.S. : je ne livre pas beaucoup de ma vie sur ce blog, mais je dédie ce billet à Elina, jeune femme grecque que j’ai initiée au Reiki et accompagnée à tous les degrés, qui est sur un lit d’hôpital aujourd’hui, et qui m’a inspiré ce texte.
Le 31 janvier 2010 -
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blog reiki-sante, p.77 – Un praticien Reiki ne sort jamais d’un soin comme il en est entré. Cela est évident quand on y pense. Donner du Reiki, c’est se préparer mentalement, dans son corps. Une demi-heure ou une heure de soin, c’est un temps suspendu que ceux qui pratiquent la méditation connaissent bien. Le soin Reiki, c’est aussi une relation à l’autre, avec le receveur, une relation où l’on partage beaucoup de la souffrance qui est exprimée, mais aussi de l’espérance d’aller mieux. Pas étonnant donc que le soin Reiki laisse quelques traces chez le praticien. La plus belle est incontestablement ce sentiment de joie qui peut nous envahir, sans plus de raison, c’est à dire sans raisonner, mais dans la jouissance d’un mouvement de jubilation qui nous tire vers quelque chose d’ineffable. Saint Augustin parle de la jubilation, et Jean-Louis Chrétien (Saint Augustin et les actes de paroles, édition Puf) relève que la jubilation n’est pas verbale (même si elle est vocable), qu’elle entraîne un mouvement du corps. Le Reiki, travail du corps sur le corps, permet de laisser fermenter la joie qui en chacun de nous, pour la laisser s’exprimer pleinement par la jubilation qui tire le corps vers la spiritualité.
Le 22 janvier 2010 -
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Blog reiki-sante, p. 76 – Alignement et ancrage sont deux termes souvent utilisés en Reiki. L’alignement correspond à une sensation de cohérence verticale chez la personne, de la tête aux pieds (notamment dans les zones qui correspondent aux chakras). On parle moins, mais à mon avis on le devrait, de la cohérence latérale (droite-gauche) ou sagittale (devant-derrière). Tous les axes sont importants en fait et un travail en Reiki est terminé quand l’ensemble de ces axes présentent un bon équilibre… sont alignés. C’est tout le travail d’une et même de plusieurs séances de Reiki qui permet d’aboutir à ce résultat, et il n’y a pas une technique particulière, sauf à vérifier fréquemment, avec chaque main placée de part et d’autre d’un axe, que l’équilibre est réalisé. S’il ne l’est pas, il faut porter plus d’attention à un côté pour renforcer ou alléger l’énergie d’un point par rapport à l’autre.
L’ancrage correspond à la sensation que la personne n’est pas dans le présent, n’est pas reliée au sol. Elle « flotte ». C’est un principe important que l’ancrage et on conçoit facilement que quelqu’un qui n’a pas « les pieds sur terre », perd en présence, en connection à son environnement, et à soi même aussi. Bien ancré son patient doit être un objectif de chaque séance de Reiki. Selon l’état de la personne, le travail d’ancrage peut être plus ou moins long et peut constituer une part importante dans un soin Reiki. Il existe des techniques simples d’ancrage, qui vont de glissements de mains en dynamique, à des mouvements de rotation sur une zone donnée, un travail au niveau des membres inférieurs et surtout des pieds. Pour les personnes qui ont tendance à « partir » lors d’un soin Reiki, je m’autorise à utiliser quelques techniques de massage, notamment du massage coréen, en travaillant très doucement.
Il ne faut pas sous-estimer l’importance de la relation praticien-receveur et un praticien bien ancré aura plus de facilité pour favoriser l’ancrage de son receveur. Aussi, quand une personne ne nous paraît pas bien ancrée, est-il toujours utile de se demander si nous-même le sommes bien également. La réponse est bien souvent intéressante !
Le 16 janvier 2010 -
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Blog reiki-sante, p. 75 – Le reiki est le plus souvent pratiqué en silence, le praticien émettant mentalement les mantras, de même qu’il visualise les symboles sans les tracer physiquement. Je connais au moins un praticien Reiki qui conduit ses soins en chantant ses symboles. C’est une pratique que l’on rencontre avec le Reiki KarunaÒ ou les mantras sont chantés avec un son qui part du ventre et roule dans la bouche. Il est vrai que le son émet une vibration physiquement sensible et celui qui le pratique y trouve plus d’efficacité qu’avec un simple travail mental.
Personnellement, je travaille en auto-traitement Reiki avec un mantra que je chante à haute voix, mais mes soins Reiki sur les autres se font en silence. C’est plus une question d’inhibition que de principe. Par contre, je trace fréquemment les symboles sur la personne pendant le soin, sur des zones sur lesquels je souhaite insister.
Je fais appel aux lecteurs praticiens Reiki de ce billet qui ont une expérience sur cette question qui voudraient bien la partager.
Le 10 janvier 2010 -
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Blog reiki-sante, p. 74 – Le Reiki est une pratique de soin qui ne peut être réalisée que par une personne initiée. Pour « faire du Reiki », il faut en effet avoir été initié et, selon son degré, avoir eu la transmission des symboles et mantras auxquels on fait appel lors d’un soin Reiki. Le Reiki majoritairement pratiqué dans le monde (à l’exception du Japon !) est le Reiki codifié et transmis par Mme Takata. Deux Fédérations et de multiples adaptations locales donnent un côté arborescent au Reiki mais, peu ou prou, il s’agit de la même chose.
Un Reiki dit « traditionnel » se revendique de la transmission directe de l’école de Mikao Usui, importée en occident par des maîtres japonais. Je ne connais pas directement ce type de Reiki.
Pour ne rien simplifier, il y a aujourd’hui de nombreuses formes dérivées du Reiki : Reiki Tibétain, Reiki KarunaÒ, Reiki ShamballaÒ, Reiki Arc en CielÒ etc., etc. qui, comme le petit Ò l’indique, correspondent aussi à des marques déposées et ne peuvent être transmises que par des personnnes agréées par leur Fédération. Ces diverses pratiques s’inspirent largement du Reiki de Mme Takata en y ajoutant d’autres symboles et mantras.
Le Reiki a fort heureusement échappé à la main mise d’un « Maître businessman avisé et rapide », ce qui a permis sa diffusion rapide, en réseau. Toute médaille ayant son revers, le Reiki a subi de multiples variations et certains Maîtres avisés à défaut d’être rapides se sont rattrapés avec le dépôt d’autres marques.
De mon point de vue, il n’y a pas de quoi s’inquiéter de tout ce foisonnement. Comme toutes les thérapies holistiques, énergétiques, voire même les psychothérapies, toutes marchent, et leur efficacité réside moins dans les techniques que dans la qualité du praticien et de la relation qui s’instaure entre le praticien et son patient, entre le Maître et la personne initée.
Personnellement, je m’occupe de beaucoup travailler sur moi, de pratiquer tout autant, et de réfléchir à ma pratique pour tenter de la modéliser et de proposer des formes d’apprentissage sérieuses et suivies aux personnes que j’initie.
Je n’oublie pas non plus qu’en France, dans nos campagnes, ont existé et perdurent un peu encore des traditions de soins qui mériteraient certainement d’être revisitées.
Pour répondre à ma question du début, si on ne peut pas faire du Reiki sans être initié, on peut se faire initier si on veut faire du Reiki ou faire autre chose .A chacun son chemin et ses rencontres !
Le 5 janvier 2010 -
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Blog reiki-sante, p. 73 – Meilleurs voeux à tous et à toutes. Je vous remercie, chers lecteurs et lectrices de ce blog, réguliers ou occasionnels, du soutien collectif que vous m’adressez par votre passage sur ce blog, exclusivement consacré au Reiki. Travail individuel, l’écriture de billets prend toute sa dimension quand il trouve des lecteurs. Je m’efforce au fil des jours, dans ma pratique du Reiki, de me donner totalement dans mes soins et dans mon enseignement, en laissant ma spontanéité s’exprimer, en « lâchant prise » en quelque sorte. Et ce blog est le moment où je fais un retour sur le Reiki tel qu’il surgit de mes mains, car je crois qu’il est important de réfléchir à sa pratique, et qu’on peut le faire sans freiner son intuition.
Je serais heureux si ma recherche sur le Reiki vous amène à lever le nez de l’écran et vous conduit à explorer votre propre pratique, votre idée du Reiki, en toute liberté, en partageant notre plaisir d’aider les autres et un peu nous-mêmes aussi.
Bonne année à chacun d’entre vous… Et ce blog continue en 2010 !
Le 31 décembre 2009 -
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