Blog reiki-sante, p. 91 – sur ce blog consacré au reiki, un poème à la mémoire de mon père.
Le carré bleu
Dans le carré de ma fenêtre
Il arrive que pénètre,
Quand le vent tire le rideau
De nuages,
Un minuscule morceau
De ciel bleu de passage.
Il vient se poser sur le rivage
De ma cuisine,
Teinte le carrelage
De mille éclats, puis envahit ma poitrine.
Tout mon être flotte
Empli de ce fluide aérien.
Dans ce bain incertain
Mon esprit s’échappe et s’envole.
Il s’étire en un regard infini,
S’éparpille en un milliard de parties
Aux mille et une expériences.
Dans l’espace de la connaissance,
Toutes les pensées de l’aube
Viennent à ma rencontre, se dérobent.
Tourbillonnant comme un nageur sans conscience,
Enfermé dans l’inexorable oubli
D’une immense bulle,
Me voilà transporté au rythme d’une danse
Qui se répète à l’infini
Au cœur même de mes cellules.
Nuit et jour, jour et nuit, je marche, marche.
Toujours les mêmes mots que ma bouche rabâche,
Qui viennent fissurer le cœur de ma mémoire,
S’ouvrir au vertige de toute mon histoire,
Celle qui fait les hommes, les choses et la terre,
Et même l’univers.
Du fond de l’abîme résonne
Le cri du renoncement à mes habitudes.
Mais le nuage, porté par le vent, obscurcit
La limpide couleur de ma nouvelle vie,
Me ramène à l’ombre de ma propre personne,
A mon absolue solitude.
J’ouvre alors la fenêtre,
Dehors il fait gris.
De ma poitrine sort le bleu de mon être.
En un instant le ciel tout entier est rempli
Et l’univers s’illumine
De la couleur des carreaux de ma cuisine,
A travers le minuscule carré de ma fenêtre.
Le 9 mai 2010 -
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poésie |
Blog reiki-sante, p. 90 – La « neurothéologie » est en passe de devenir une nouvelle discipline des neurosciences (voir article de J-François Marmion dans le cercle psy http://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/l-evangile-selon-l-irm_sh_25421 ). De quoi s’agit-il ? Rien de moins que d’identifier dans le cerveau de nous autres humains la zone qui, stimulée, ouvre à des expériences spirituelles.
J’espère que nul ne songe, fut-il un éminent chercheur, à enfermer la dimension spirituelle de l’Homme à un hypothétique point G (G pour God, évidemment !). Mais cela m’a amené à réfléchir aux effets de l’initiation en Reiki. Je crois que l’initiation potentialise les ressources de la personne, la rendant capable d’opérer des changements en elle-même, de ressentir et d’exprimer consciemment son « énergie ». Le rituel de l’initiation au Reiki, l’intention du maître Reiki transmise par les symboles, pourraient stimuler un état mental donnant accès à une dimension spirituelle (visions, sentiment d’élargissement du soi, de se voir de l’extérieur…).
Certains semblent être plus disposés que d’autres à « s’ouvrir » à ces états. J’ai remarqué que dès lors que l’on réalise le rituel avec des personnes qui sont en contact avec leur corps et/ou leurs émotions, l’initiation va provoquer des ressentis forts, qui seront interprétés comme une réussite de l’initiation (un moment magique). Si la personne, par contre, ne « lâche pas prise », reste trop centrée sur son mental, l’initiation provoquera moins de ressentis immédiats.
Cette hypothèse que je présente a l’avantage d’expliquer pourquoi l’initiation Reiki ne « marche pas toujours », ce qui est un fait dont on ne parle pas beaucoup. Mais il est certain que des personnes ne ressentent rien après une ou plusieurs initiations, ni après des semaines de pratique.
Je constate qu’il est fréquent que le rituel initiatique provoque des ressentis chez les personnes, mais il n’est pas rare qu’il ne se passe rien. Il faut rester prudent cependant sur les changements profonds que l’initiation au Reiki peut déclencher. Cela n’est pas impossible, mais beaucoup plus souvent, il faudra renforcer l’initiation par une pratique soutenue pour que s’opère un changement notable et durable chez la personne.
A quand un IRM sur nos cousins les grands singes ? Et si on trouvait sur eux aussi ce fameux point G !
Le 2 mai 2010 -
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Blog reiki-sante, p.89 – J’ai fait un soin Reiki cette semaine à une personne qui a laissé remonter à sa conscience, à son émotion, une souffrance passée, qu’elle croyait oubliée, effacée, réglée. J’ai déjà parlé de cela à l’occasion de plusieurs billets sur ce blog consacré à mes expériences et à mes réflexions sur le Reiki. Je suis toujours touché par ces réactions à un soin Reiki. Je remarque (petit point technique en passant, que c’est souvent quand je travaille sur les épaules-mains que cela arrive, plus que sur le coeur ou le ventre).
La première surprise est de rappeler à chacun de nous que rien ne s’oublie vraiment. Je crois (je reprends une réflexion d’un philosophe mais je ne trouve plus ma source !) que l’oubli est un système de défense, de survie. Mais qu’il est faussement définitif car la mémoire oubliée est en fait tapie quelque part dans le corps, dans l’émotion. Que la souffrance oubliée se réveille à l’occasion d’un soin Reiki me paraît d’une totale évidence. Et c’est le début d’un véritable travail thérapeutique.
Le Reiki peut, j’en suis convaincu, aider à travailler sur ces souffrances. Je parle à mes patients de « pardon ». Cette notion n’est peut-être pas tout à fait appropriée mais je trouve qu’elle parle bien aux gens. Cette fois-ci je vais citer une phrase d’Anna Arendt : « le temps écoulé est par nature impossible à effacer, mais la mémoire du mal peut être travaillée, ce qui permet de libérer tous les possibles dans l’action à venir. »
C’est ce travail dont parle Anna Arendt, qui conduit vers le pardon, qui n’a rien à voir avec l’oubli, mais sur le « comment vivre avec… » Je ne prétends que le Reiki soit suffisant à lui seul. Au contraire je trouve qu’il serait plus logique de l’associer à une psychothérapie, voire à d’autres formes d’accompagnement. Mais le Reiki, par son travail direct sur le corps, l’émotion, l’énergie, est déjà d’une aide considérable.
Le 23 avril 2010 -
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Blog reiki-sante, p. 88 – Patrick Modiano, dans son dernier roman « l’horizon », évoque toutes ces personnes que l’on croise, ces rencontres sans suite, qui auraient pu peut-être devenir importantes pour peu qu’on y prenne garde, qu’on s’y arrête. Il compare ces opportunités délaissées à la matière noire des astrophysiciens, dont chacun sait (!) qu’elle est plus importante que la matière visible.
Comme beaucoup sans doute, je suis sensible aux évocations de Modiano. Et j’ai fait un lien, un peu tiré par les cheveux sans doute, avec le Reiki et ma relation aux patients.
Je comprends que je cherche à éclairer cette « matière noire », à ne pas passer à côté des gens que je rencontre. Un soin, pour moi, est un moment où j’emprunte une bifurcation sur mon chemin, où je m’arrête auprès de quelqu’un que je croise pour l’accompagner dans une direction qui n’était pas la mienne. Cela ne dure finalement que peu de temps, bien sûr, mais qu’est-ce que cela veut dire, peu de temps, dès lors qu’il contient toute l’histoire d’une vie ?
Le 19 avril 2010 -
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Blog reiki-sante, p. 87 – On m’a récemment posé la question suivante : comment savoir que le Reiki a fait effet ? Bonne question, mais comment savoir si un médicament a fait effet ? Si on est guéri ou si on va mieux après sa prise. Il en est de même pour le Reiki. A mon avis, si on va mieux dans les 48h qui suivent un soin, on peut légitimement penser que le soin Reiki y est pour quelque chose. Mais un soin est souvent insuffisant et la difficulté est de dire qu’on ne sait pas combien de séances seront nécessaires pour un effet durable.
Le problème que je rencontre parfois comme praticien, c’est la trop forte attente des patients. Le Reiki n’est pas un acte miraculeux, au sens d’une intervention divine qui vient immédiatement et définitivement guérir. Evidemment, ce n’est pas d’un rhume que je parle, mais de pathologies sur lesquelles souvent la médecine ne peut, au mieux, que soulager.
Je pense qu’il faut attendre autre chose de l’effet du Reiki que de la prise de n’importe quel médicament. Il ne s’agit pas seulement de se soigner de façon plus douce, mais de trouver un autre équilibre dans lequel la souffrance sera supprimée ou à tout le moins réduite. Le médicament s’attaque à une cause précise de dysfonctionnement dans le corps. Ce n’est déjà pas mal. Mais ne s’intéresse pas aux dégâts collatéraux, aux effets secondaires comme on dit. C’est pourquoi on ajoute d’autres médicaments pour les effets secondaires, etc, etc.
L’effet du soin Reiki, c’est d’abord d’enclencher un processus de changement dans le corps, pour ré-harmoniser son fonctionnement, physique et psychique. Le soulagement et la guérison ne sont pas la cible première du soin mais plutôt la conséquence d’un meilleur équilibre retrouvé. Par conséquent, le résultat attendu immédiatement par le patient peut prendre en effet un peu plus de temps comparé à la prise d’un médicament.
Mais ce que je décris est un cas d’école, parce que d’expérience, les personnes que je rencontre n’ont pu être soignées par la médecine à hauteur de leur demande. Il ne s’agit donc pas de comparer la résolution d’un mal de tête entre une aspirine et l’énergie Reiki, mais de soulager des malades qui ne peuvent pas être pris en charge de façon satisfaisante. J’ai quand même le sentiment que le Reiki offre un accompagnement qui, malgré quelques échecs que je reconnais malheureusement, soulage les personnes qui viennent recevoir un soin Reiki.
Le 8 avril 2010 -
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efficacité du reiki,
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réflexions,
soin |
Blog reiki-sante, p. 86 – Ce que j’aime, avec le Reiki, ce sont les moments de partage qu’il offre. Placer juste ses mains à quelques centimètres d’une personne que l’on ne connaît pas, que l’on n’a jamais vue, et laisser le contact se nouer. En quelques instants, voire quelques minutes, « quelque chose se passe », qui est ce qu’on appelle l’énergie Reiki, mais qui est aussi une rencontre totale avec quelqu’un. Le talent du praticien Reiki est alors de créer l’alliance avec son patient, qui va permettre d’aborder toutes les phases du soin. Cette alliance est un moment précieux, rare finalement. Avec combien de personnes dans notre vie quotidienne pouvons-nous dire que nous avons une communication d’amour, de compréhension et d’échange ? Le Reiki offre cela et j’en suis toujours émerveillé, toujours nourri, à jamais reconnaissant.
Le 2 avril 2010 -
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communication,
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méditation,
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Blog reiki-sante, p. 85 – Peut-on faire un lien entre le Reiki et la création ? La création est un acte artistique dont la source reste mystérieuse. Les tentatives de compréhension de la création n’ont jamais réussi vraiment à en faire le tour. De l’explication « génétique » – le génie, à la névrose psychanalytique, au don de Dieu, une distance demeure (heureusement !) dans la compréhension de ce mouvement qui donne forme à une inspiration chez l’artiste.
Je n’irai pas comparer un soin Reiki à la dimension artistique d’un Bach ou d’un Picasso. Mais il me semble que l’on approche à quelque chose de commun dans l’attention, l’écoute apportées à son intuition. Si, comme j’en formule l’hypothèse régulièrement sur ce blog, l’intuition est l’émergence d’une connaissance produite par le corps, sans l’intermédiation de l’esprit, l’acte de création pourrait, en partie en tout cas, relever d’une forme d’intuition semblable.
Je ne sais pas si le Reiki est un acte de création, mais une conversation avec une jeune artiste qui pratique le Reiki avec moi nous a fait cheminer vers un rapprochement entre les deux. La pratique du Reiki, comme chemin qui ouvre à l’intuition, et autorise le geste créatif de l’artiste qui est en chacun de nous.
Le 25 mars 2010 -
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intuition Publié dans
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blog reiki-santé, p. 84- aller plus mal après un soin Reiki. Est-ce possible ? Est-ce normal ? Ma réponse de praticien est de répondre OUI aux deux questions. Le soin Reiki appliqué à un traumatisme (entorse) ou un problème ponctuel (angine) va normalement soulager très vite la personne et l’aider à guérir plus vite. Mais sur des problèmes fonctionnels (problème gastriques…) c’est une autre affaire. La pathologie relève le plus souvent de plusieurs causes et est souvent bien ancrée chez la personne. L’énergie Reiki va donc travailler par « couches » si je puis dire, quelquefois du plus visible à une cause plus ancienne et bien masquée à la fois dans le corps et dans la mémoire. Dès lors, mettre à nu ces causes avec le Reiki peut provoquer des perturbations désagréables avant même de soulager et d’aider à personne à aller mieux.
On peut se consoler parce qu’il s’agit d’un mal momentané pour un bien durable. Mais il faut l’expliquer à la personne et qu’elle en soit d’accord.
Le 19 mars 2010 -
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Blog reiki-sante, p.83, – Il m’arrive de faire un soin Reiki à des personnes en bonne santé, qui viennent juste « pour voir ». Un peu de fatigue, du stress, bien sûr, mais rien de bien grave. Rien de bien grave… sauf lorsque au détour d’une position, les mains posées ressentent un drôle de mouvement, et que le visage détendu de la personne prend un masque de souffrance.
Faut-il arrêter là ? Est-ce encore possible ? Car même lorsque rien ne se passe au cours du soin Reiki, peuvent surgir, un ou deux jours après, des « choses » que l’on croyait oubliées, effacées, réglées à jamais. Je n’ai jamais entendu personne se plaindre vraiment de cela, plutôt marquer la surprise.
Certaines personnes sont prêtes à affronter ces vieux démons réveillés, à se dire « il y a encore du travail ! ». D’autres préfèrent les laisser redescendre dans le corps, là où ils se nichaient sans être vus. Petit regret pour le praticien Reiki dont l’accompagnement s’arrête là. Mais il faut savoir respecter le rythme de l’autre, le chemin qu’en responsabilité il a décidé de prendre, avec tous ses détours et ses faux plats.
Le 12 mars 2010 -
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Blog reiki-sante, p. 82 – Dans un soin Reiki, comme dans toute relation d’aide, l’écoute est une des premières attitude du praticien. Ecouter vient du latin « auscultare », qui signifie prêter attention. On pense naturellement au geste du médecin qui ausculte sont patient avec son stéthoscope. Ecouter, c’est donc être attentif à ce que dit la personne.
Dans un soin Reiki, cela va bien plus loin encore, car l’écoute va engager toute la personne du praticien, tant il est investit par la transmission de l’énergie du Reiki. Saint Augustin écrit que l’écoute est ce qui fonde l’alliance, mot si fort de sens, si l’on sait écouter avec les oreilles du coeur « aures cordis ». C’est dire à quel point l’écoute nous met en jeu, car il s’agit rien de moins qu’accueillir l’autre en nous, avec toute sa souffrance.
On comprend mieux pourquoi les phénomènes dits « d’empathie » se produisent parfois, lorsque la plainte de l’autre vient nous bouleverser. Pas de recette miracle pour rester maître de soi, pas de technique automatique. Non, un travail sur soi qui peut nous permettre, tout en restant sensible à l’autre, de ne pas être envahit de ses malheurs. Alors, comme l’indique encore Saint Augustin, l’écoute « devient joie », car elle est partage, et devient communion.
Le 5 mars 2010 -
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