Que dire du Reiki ?

Blog reiki-sante, p. 72 – Que dire du Reiki ? Je dirais qu’il s’agit d’une pratique de soin, cela devrait suffire. N’allons pas chercher dans le Reiki une explication du monde. Que l’on croie à Dieu, aux anges, à rien du tout, aux sciences dures, tout le monde peut se retrouver dans le Reiki. Il s’appuie sur des échanges subtiles entre êtres vivants, qui sont un mystère. Le fait qu’il s’agisse d’un mystère n’interdit pas d’en user avec profit !

Je dirais que le Reiki est tout simplement humain parce qu’il suscite de la compassion, de l’amour pour l’autre, et qu’on en sort toujours enrichi, de ce qu’on a reçu comme de ce qu’on a donné.

Je dirais encore que le Reiki m’a ouvert un chemin. Sa pratique m’a conduit à réfléchir d’une certaine façon, à prendre conscience de mon corps, à travailler mes émotions pour mieux m’accepter et tenter d’être meilleur, à méditer, enfin, source d’infini et d’ouverture mais je ne sais quoi, mais où j’ai envie d’aller.

Que se passe-t-il après l’auto-traitement Reiki

Blog reiki-sante, p. 71 – L’auto-traitement Reiki fait suite à une initiation et on en parle surtout pour le 1er degré. Il s’agit de trois semaines de travail quotidien que doit faire le nouvel initié pour « assimiler » son initiation et se préparer à la transmission du Reiki.

Que se passe-t-il au 22ème jour, quand la consigne des 3 semaines est menée à bien ? Normalement rien, parce qu’il n’y a pas de raison de ne pas continuer ce travail dont, au bout de 10 ans, je ne vois pas la fin.

Pour être honnête, je ne connais personne qui ait conduit un auto-traitement des années durant. Il ne s’agit pas de cela. Il s’agit d’intégrer le Reiki dans sa pratique quotidienne, dans sa vie, de façon à se trouver dans un état de mieux être et d’être prêt à donner du Reiki à quelqu’un.  Evidemment qu’au début, seule une pratique appliquée, régulière, complète, permet de travailler son énergie. Puis au fur et à mesure du temps, chacun travaille à sa façon, dans le respect cependant des bases et des principes du Reiki.

Reiki et contre-indications

Blog reiki-sante, p. 70 – Le Reiki a-t-il des contre-indications ? Contrairement à un médicament, le Reiki ne soigne pas une maladie mais une personne. C’est à dire que le soin Reiki propose à la personne soignée un ajout d’énergie qu’il peut utiliser pour son mieux-être, en mobilisant ses potentiels de guérison, ou ne pas transformer en changement sur soi s’il ne le désire pas (ce processus ne se fait pas à un niveau conscient bien évidemment).

Le bénéficiaire d’un soin reste, dans son être entier, le seul maître de sa guérison. Son corps sait mieux que quiconque ce qu’il peut prendre ou pas. A partir de cette hypothèse, il n’y a pas de raison pour que le Reiki soit contre-indiqué en fonction d’une pathologie précise.

La question peut néanmoins se poser pour certains troubles de la personnalité. Le Reiki, même si le praticien reste très sobre dans ses propos, est sous-tendu par tout un ensemble de croyances, et il met souvent ceux qui reçoivent le soin dans un état de grand relâchement, qui les « déconnecte » pendant un moment. Quand le Reiki est apporté à des personnes dont le comportement ou les paroles peuvent faire suspecter des troubles de dissociation, il peut être préférable de ne pas leur apporter un soin Reiki et de les orienter vers un professionnel de santé. C’est personnellement le seul type de situation qui m’amène à contre-indiquer un soin Reiki, si la personne de bénéficie pas d’une prise en charge médicale correcte (avec une information au médecin traitant).

L’ancrage du praticien Reiki

Blog reiki-sante, p. 69 – Dans le cadre des cours de Reiki que je propose le mercredi, avec de « vrais » patients (je souligne bien sûr les guillements), je prends conscience plus encore de l’importance de l’ancrage du praticien Reiki.

Ancrage ou alignement, le deuxième terme est moins utilisé en Reiki, mais il me convient mieux. Pour donner un soin Reiki, avec tout son potentiel de guérison, sans moi-même en sortir affecté ou diminué, il me faut être ancré dans une certitude de ce que je suis.

D’un point de vue extérieur, cela passe par la pratique d’un ensemble de techniques dites « d’ancrage », que l’on enseigne au passage des degrés du Reiki et que l’on répète, comme des gammes, d’atelier en atelier.

D’un point de vue intérieur, cela passe par un travail intime du praticien Reiki sur lui-même, d’observation de soi, de ses émotions, de ses désirs et peurs, de ses propres blocages physiques et énergétiques. De l’observation découle une prise de distance à soi, nécessaire à une compréhension, une acceptation, une résolution.

La compréhension, c’est d’avoir une approche globale de moi-même au sein de mon histoire, de ma généalogie, de mon rapport aux autres ; l’acceptation, ce n’est pas juste se dire « je suis comme je suis », c’est dêtre conscient de soi-même, pour se pas se tromper d’abord à soi, et surtout les autres; la résolution c’est évidemment progresser. Vaste programme !

C’est pourquoi je parle d’alignement, parce que quand mon mental, mes émotions, mon corps sont « alignés », il ne peut rien m’arriver. Dès lors le praticien Reiki, loin d’être refermé sur lui-même, peut s’ouvrir en toute sécurité à la souffrance de l’autre et lui permettre, à lui aussi, un ancrage.

Le Reiki, séance après séance

Blog reiki-sante, p. 68 – Quel effet peut-on attendre des séances de Reiki quand on engage un soin à long terme ? Je dirais que s’il s’agit d’une pathologie chronique par exemple, on peut attendre de chaque séance de Reiki un mieux qui soulage, atténue si besoin les effets secondaires de certains médicaments, et aide ainsi accompagner du mieux possible le rétablissement, ou l’accompagnement de la maladie.

Dans les problèmes avec une dimension psychique affirmée, les séances de Reiki participent du changement qu’attend la personne. Le travail réalisé sur le niveau énergétique de la personne crée des modifications qui se répercutent sur tout l’ensemble : mental, physique, émotionnel.

Les problèmes de ce type ne se résolvent pas en un jour. Plus certainement, il faut arriver au bon moment, où la personne est prête à changer et où le coup de pouce du Reiki va lui permettre d’accomplir ce pas immense. Les séances préparent le terrain, facilitent cet instant magique qui se déclenche en un clin d’oeil et transforme la personne… Mais qui a demandé tant de préparation. Alors patience, attention, compassion et accompagnement séance après séance.

P.S. : le Reiki est une relation entre deux personnes. Cela suppose d’apprendre à se connaître et d’accepter de se rencontrer. C’est souvent le but que l’on recherche à la première et quelquefois deuxième séance. Cela ne donne pas un résultat visible, mais c’est une fondation indispensable à un résultat concret dans la vie de la personne.

Le Reiki ne soigne que des personnes guéries !

Blog reiki-santé, p. 67 - « Je ne guéris que des personnes en bonne santé ». Cette provocation de François Roustang nous invite à réfléchir au  regard que nous portons sur nos patients, avec le Reiki.

Quand une personne en souffrance fait la démarche d’aller voir un thérapeute, c’est qu’il y a en elle une tension, une volonté de s’en sortir, une étincelle de bonne santé au fond d’elle-même. Si, en tant que praticien Reiki, avec ma vision holistique des personnes, je ne vois en elle que la souffrance qu’elle exprime, comment vais-je pouvoir lui redonner confiance ?

Ce n’est pas si facile que cela. Mais il faut être logique. Si je pense (et je le pense) que ce n’est pas moi qui guéris les personnes mais elles-mêmes, je dois aller au bout et considérer que j’ai en face de moi, dans mon soin Reiki, une personne en bonne santé qui s’ignore (pour inverser la phrase célèbre du docteur Knock).

Mon regard sur la personne change du tout au tout, car en la voyant comme une personne potientiellement en bonne santé, je lui donne l’autorisation à se considérer aussi comme telle. L’énergie Reiki que je lui transmets va ainsi faire son chemin avec plus de sûreté et de confiance et nous allons gagner ensemble en efficacité.

les 21 jours d’auto-traitement Reiki

Blog reiki-sante, p. 66 – Panique d’un de mes élèves à l’atelier de Reiki après son initiation : « je n’ai pas fait mes 21 jours d’auto-traitement Reiki ! » Faute avouée est à moitié pardonnée, comme on disait aux enfants. Bon, dois-je reconnaître que moi non plus, je n’ai pas fait mes 21 jours d’une traite et que je ne médite pas tous les jours (mais dans ce cas ça me manque).

Je réponds toujours : « vous faites du Reiki pour vous, pour votre bien-être. Pour cela,  il faut que votre pratique du Reiki soit un plaisir. Si c’est une contrainte trop lourde un jour, et que vous n’en faites pas, où est le problème ? »

A quoi sert le travail personnel que l’on propose aux nouveaux initiés Reiki ? A mieux absorber l’effet de l’initiation. On parle volontiers d’épuration, et ce mot me convient bien parce qu’on se place dans un travail d’évacuation des stress et des toxines de l’esprit et du corps.

En même temps, un travail régulier va habituer la personne à se placer dans un état de Reiki qui va peu à peu se substituer aux états de tension anciens.

Le travail des 21 jours  d’auto-traitement Reiki se justifie donc pleinement. Ce qu’il faut dire, c’est que 21 jours ne suffisent évidemment pas, qu’il ne s’agit que d’un début et que c’est toute la vie qu’il faut travailler sur soi avec le Reiki.

Alors, un jour de plus ou de moins, est-ce si grave que cela. Ce qui importe, c’est de ne pas perdre la motivation et, un jour « sans » en appelant un autre, qu’on ne pratique plus du tout le Reiki. Participez à des échanges de soin Reiki, des ateliers, faites des soins. Il y a tant d’occasions de pratiquer le Reiki dans le plaisir et le partage !

Pourquoi je n’arrive pas à utiliser le Reiki ?

Blog reiki-sante, p. 65 – On me pose une question : « je n’arrive pas utiliser l’énergie du Reiki, pourquoi ? »

De quelle peur cette question est-elle le reflet ? Car comment cet élève sait-il qu’il n’utilise pas le Reiki ? Par le fait probablement qu’il ne ressent rien, et aussi que la personne qu’il soigne ne se relève pas instantanément guérie. Double croyance pernicieuse.

Le ressenti n’est qu’un rapport que l’on a avec son corps quand on est dans le Reiki, c’est à dire dans un état mental qui nous permet de prendre conscience de nous même, pleinement, et donc de nos énergies. L’absence de ressentis n’est pas un signe que le Reiki ne se transmet pas mais que le praticien Reiki n’est pas vraiment disponible à lui même. Alors on peut penser en effet que cela ne donne une grande efficacité au soin. C’est bien probable, mais l’efficacité ne dépend pas que du praticien Reiki et même un soin donné sans grande concentration peut avoir de beaux effets.

L’effet du Reiki sur une personne dépend de beaucoup de facteurs qu’on connaît très mal. Il y a de mon point de vue un élément essentiel qui est la négociation que la personne qui reçoit le soin Reiki doit conduire avec elle-même : suis-je prêt à guérir, et si oui à quel prix ? Si non, à quel prix aussi ? Cet aspect échappe au praticien Reiki. Il ne peut qu’accompagner la personne, pas se mettre à sa place.

Au final, la question de départ est révélatrice de tout ce qu’un praticien Reiki investit dans un soin : son égo, la peur de ne pas être capable. C’est bien pourquoi la pratique du reiki est une invitation sans fin à travailler sur soi.

qu’est-ce qu’un bon maître Reiki ?

Blog reiki-sante, p. 64 – qu’est-ce qu’un bon maître Reiki ? Voilà une question à laquelle j’ai tenté de répondre sur un forum et qui m’a donné l’idée de ce billet. Un maître Reiki, je sais ce que c’est : c’est quelqu’un qui a suivi un parcours initiatique et de formation. Mais un « bon » maître Reiki ? J’ai bien quelques critères personnels… mais tous aussi subjectifs les uns que les autres. De la même manière, qu’est-ce qu’un « bon » médecin, un bon livre, est-ce que Mozart est meilleur Bach ?

Les économistes parlent dans ce cas de l’économie des « singularités », pour définir des produits qui ne sont pas seulement uniques mais qui ne peuvent se réduire à la somme de leurs parties.

Le choix entre deux produits dits singuliers, deux maîtres Reiki par exemple, est donc bien difficile car finalement très subjectif. Du coup, est-on condamné à choisir au hasard ? Plus ou moins. D’abord, il serait bien que je réfléchisse à ce que veut dire « bon » pour moi. Si j’attends d’un maître Reiki qu’il soit à mon écoute ou qu’il m’enseigne une vérité révélée, qu’il dégage un magnétisme puissant ou qu’il m’amène à découvrir mes ressources… on voit bien que des critères peuvent se dégager, qui ne seront pas les mêmes pour tout le monde. En fait la recherche d’un maître Reiki relève d’une démarche pro-active qui n’a rien à voir avec le fait de parcourir les rayons de son supermarché avec sa liste de courses (encore que, je suis capable de passer beaucoup de temps dans les rayons !).

Une fois ces critères un peu clarifiés dans mon esprit, je vais pouvoir me tourner vers mes amis, c’est-à-dire faire jouer le bouche à oreille ; consulter des annuaires, à la recherche d’un improbable guide Michelin du Reiki ; surfer sur les 12 millions de sites trouvé par Google, Yahoo ou autre en 2 secondes.

Les économistes (toujours eux) nous disent que les singularités ont la particularité de transformer l’achat en promesse : j’achète la promesse que mon futur maître Reiki sera « bon », mais je ne le saurais qu’après l’avoir éprouvé.

C’est là où l’intuition (ou le hasard s’il y en a un) va (bien) faire les choses. Laissons-nous guider par nos impressions, soyons à l’écoute du mouvement profond qui souvent se déclenche en nous devant les décisions importantes. Et si vous ne ressentez rien, faites confiance à ce site !

le travail sur soi du praticien Reiki face à son patient

Blog reiki-sante, p.63 – Une fois mon patient allongé sur la table de massage, prêt à recevoir son soin Reiki, on pourrait croire que toute mon énergie se dirige naturellement vers lui, comme sur une pente naturelle.

Et pourtant… Avant cela, il se passe un temps de mise en mouvement, qui peut ne durer qu’un instant comme de longues minutes. Par mise en mouvement, j’entends la réalisation de l’état de présence qui me permet d’être totalement disponible pour mon patient et de pouvoir lui transférer du Reiki.

C’est un moment qui n’est jamais simple pour moi. Je me retrouve confronté au doute de ne pas aider suffisamment la personne, à la déception de ne pas dépasser mon égo (volonté de réussir, d’être valorisé… tous mes désirs en somme).

Comme un vieux combattant qui se relève encore, je reprends mes fondamentaux : respiration, calme mental, mon symbole, son mantra. J’entends mon cœur battre et je reste attentif à lui jusqu’à ce qu’il s’élargisse et qu’une compassion infinie ouvre le chemin de la rencontre, que le travail puisse enfin commencer et que passe le Reiki.