Le Reiki hors du temps
Blog reiki-sante, p. 61 – Il y a plusieurs mystères auxquels le Reiki nous confronte. Celui de la relation « subtile » entre les êtres vivants : cette énergie Reiki que l’on peut recevoir et donner à une autre personne, un animal et même une plante ; mystère de l’espace abolit avec le soin Reiki à distance ; mystère enfin du temps qui fait l’objet de ce billet.
Je me trouve toujours bien bête, quand je donne un soin Reiki et que je m’aperçois que je regarde souvent le réveil placé dans un coin. C’est comme un réflexe : parce que j’aime bien mesurer le temps, que je déteste être en retard, que je veux faire un soin Reiki dans un temps convenable !
Mais à quoi cela rime-t-il ? A rien, bien sûr. Car le Reiki se moque bien de l’aiguille des secondes et plus encore de celle des minutes. Je suis aujourd’hui à peu près certain que les consignes de 3’ par position données par tous les livres de Reiki n’ont pas de sens. Je ne dis pas que c’est inutile, surtout pour les praticiens Reiki débutants qui ont besoin d’un cadre. Mais à mon avis, le Reiki se transmet dans un concept de temps qui nous dépasse.
Je ressens d’abord une perception d’instantanéité. Dès qu’il y a connexion, échange entre un donneur et un receveur, l’énergie Reiki fuse et quelquefois, le temps de s’en rendre compte, c’est déjà fini.
Ensuite il se passe parfois un temps de travail avec le patient. J’ai l’impression, comme un pâtissier, de travailler la « matière » avec le Reiki. Il y a un effet de densité, de mouvement, qui signale que le travail « se fait » et le soin Reiki dure le temps de cette perception, jusqu’à ce qu’elle s’estompe.
Enfin, dernier critère que j’utilise, c’est la sensibilité du patient au soin Reiki. Certains, on le voit sur leur visage ou leurs mouvements, « chargent » vite et il ne faut pas que cela dure trop longtemps, faute de quoi on peut voir émerger des émotions, une énorme fatigue. Je pense que ce n’est pas nécessaire au soin, qu’il faut toujours laisser le Reiki faire son chemin en respectant le rythme de la personne.
Je me trouve donc avec l’effet d’être dans une autre dimension, avec mon gros réveil, qui m’indique bien régulièrement le temps qui s’écoule, mais qui ne me sert à rien parce que le Reiki va, prend son temps, bondit dans l’instant et finalement ne se laisse pas mesurer. Et encore, je n’ai pas parlé, avec le Reiki, du travail avec la ligne de temps, travail sur le passé et évènements à venir !

bonjour,
je n’utilise pas le temps pour mesurer les soins.
je mesure au « feeling », à mon ressentit.
Lorsque je dois mesurer le soins avec le temps , cela me perturbe plutot qu’autre chose; compter les respirations pour mesurer le temps comme on me l’a enseigné me donne l’impression d’etre partagé entre le soin et le temps et de ce fait, je ne me sents pas entiére vis à vis de la personne a traiter.
Bonne idée que de compter ses respirations. Je l’enseignerai. Cela dit il faut savoir à qui on parle. Si on est dans une formation et qu’il faut créer une routine de travail et une habituation aux ressentis, avoir un cadre est une bonne chose. Avec de la pratique, cette contrainte n’est plus nécessaire bien sûr. Le ressenti et le feeling ne sont toutefois pas exactement la même chose. C’est une chose que d’avoir du ressenti – donnée quasiment objectivable, c’en est une autre que de travailler en fonction de « comme on le sent », qu’on a tendance à confondre avec l’intuition, qui est encore autre chose.