Soin reiki à distance : demander l’autorisation

Blog Reiki, p. 3 – J’ai réalisé hier des initiations au Reiki au 2ème degré. On a travaillé la technique du soin à distance. Dans le protocole que j’enseigne, je précise qu’il faut demander, à l’aide d’une formule, la permission à la personne que l’on va soigner si est d’accord (surtout quand la demande de soin émane de quelqu’un d’autre). Cette étape du rituel me pose un problème en tant qu’enseignant car j’ai beaucoup de mal à dire avec conviction « vous prononcez alors la phrase suivante : X (prénom de la personne) acceptez-vous que je vous fasse un soin reiki ? » Et mes élèves doivent sentir ma réticence car plusieurs d’entre eux, régulièrement, sont ennuyés par cette étape.

Exemples : « si on ne doit pas faire un soin sans que l’autre le demande ou l’accepte, qu’est-ce qui se passe s’il a un problème sérieux et grave et qu’on ne le soigne pas ? » «  On dit que le thérapeute qui fait un soin sans accord pourrait finir par être chargé du karma de la personne soignée. Qu’en pensez-vous ? ». « Est-ce que je peux utiliser une autre formule à la place de celle que vous proposez ? » « Comment savoir si la personne est d’accord ou pas ? » Réponse politiquement correcte : « tu le sens ». « Et si je ne sens rien, ça veut dire que la personne est d’accord ? »

Reprenons : un rituel n’a de sens que s’il nous permet d’atteindre un état mental, que je vais qualifier pour l’instant « d’état reiki », qui me permet de me faciliter le transfert d’énergie et d’entrer en communication intuitive avec l’autre. Ça ne veut pas dire grand chose concrètement je le sais, mais je ne peux pas le formuler plus clairement (en tout cas aujourd’hui).

Si je me fixe sur la question rituelle comme à une formule magique, comme un enfant demande s’il a le droit de faire quelque chose, cela à mon avis n’a pas de sens. Ce n’est pas de cela dont il s’agit quand on parle de demander l’autorisation. Autant à ce moment là oublier la phrase magique.

De mon point de vue (mais j’ouvre le débat !) il s’agit, en début de soin, d’entrer en contact avec l’énergie de la personne à soigner. D’énergie à énergie et certainement pas de mental à mental. Quand on est en contact, on écoute. Là encore, pas avec ses oreilles mais on cherche à ressentir ce que la personne exprime sur le plan énergétique.

Avec quoi écoute-t-on ? avec ses propres ressentis. Ce sont eux qui me permettent de savoir que je suis en contact avec la personne. Je fais l’hypothèse que ce que je ressens à ce moment là a à voir avec elle et ce que la personne ressent.

Mon seul outil, c’est moi. Je ne vais pas entrer dans sa tête ni dans son cœur, violer son intimité. Pour le coup, ce ne serait pas correct et acceptable. Non, je suis juste à l’écoute de ce qu’elle me dit, de ce qu’elle veut bien communiquer.

Et dans cet état de communication, je peux savoir, de façon intime, intuitive, si nous nous acceptons réciproquement. Si je ressens une gêne, un éloignement, j’en déduis (peut-être à tort mais c’est ma règle) que le contact n’est pas OK et qu’il ne faut pas insister. Si par contre je ressens ce sentiment d’acceptation inconditionnelle, qui se traduit chez moi par un certain état, alors j’en déduis que le contact s’est établi, que le lien est noué et que je peux travailler.

C’est cela pour moi, demander l’autorisation. Evidemment, comme c’est un peu compliqué, surtout quand on commence le reiki, je donne aux deuxièmes degrés que j’initie la formule magique et je laisse travailler mes élèves avec. Mais le fond de ma pensée, c’est que l’enseignement du reiki va trop vite. Sur le plan de l’accompagnement des personnes, il faudrait prendre du temps pour laisser chacun inventer son propre protocole. Mais pour cela il faut du temps, et pas seulement sur du point de vue pédagogique. Il faut laisser le pratiquant reiki évoluer au fil de sa pratique et se forger peu à peu ses outils. Finalement, mieux vaut travailler son intuition que d’apprendre par cœur des formules toute faite. Mais mieux vaut la formule que rien du tout.

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