Reiki et dérive sectaire
Blog reiki-sante, p. 27 – Une émission sur M6 (Enquête exclusive, dimanche soir 10 mai) a présenté le Reiki comme une pratique sectaire et comme une vaste fumisterie.
Personnellement, je me situe comme un athée qui opère dans un domaine où les phénomènes sont mystérieux, sans explication à l’heure actuelle. Je n’ai pas l’impression en pratiquant le Reiki, d’aliéner mon sens critique ni ma liberté d’expression et de jugement. Mes réflexions portent sur l’efficacité du soin et je ne passe pas de temps à élaborer des systèmes de croyances. J’essaie de transmettre, dans mon enseignement, une approche pragmatique, de questionnement, d’analyse et de pratique, et je ne me vis pas comme un gourou. Par ailleurs mes tarifs sont publics, assez raisonnables je crois, et les personnes qui s’adressent à moi le font en connaissance de cause.
Evidemment que le Reiki peut, comme le souligne le rapport Miviludes, être utilisé par des personnes mal intentionnées ou/et peu stables, à des fins répréhensibles. Mais c’est le cas pour toutes les pratiques d’aide à la personne, et ce serait une erreur de condamner le Reiki parce que quelques uns pourraient dériver vers des attitudes sectaires. Y a-t-il d’ailleurs eu des poursuites et des praticiens condamnés dans ce cadre ?
Quant à l’efficacité du Reiki, je crois que j’ai déjà écrit dans un article que l’absence de preuve de son efficacité ne veut pas dire que c’est inefficace, d’autant que le manque d’études et les réserves sur celles conduites ne permettent pas de conclure.
C’est clairement très ennuyeux, car il ne reste au praticien qu’à se faire son opinion à partir des situations qu’il rencontre. Les retours que j’ai de ma pratique me laissent penser que je n’escroque pas les gens, qu’ils sont assez satisfaits, même si je n’ai pas la prétention de faire des miracles. Il n’empêche que la majorité des personnes que je vois en soin ont un parcours médical déjà long et qu’ils n’en ont pas été satisfaits. Je ne compare pas les résultats de la médecine avec les pratiques alternatives, et je renvoie toujours les personnes qui viennent me voir vers leur médecin ou leur psy pour qu’au moins un professionnel de santé ait une vision globale de son patient. Mais je crois qu’il existe un espace où les pratiques alternatives prennent avantageusement le relais de la médecine officielle.
On ne peut que regretter que le discours ne se place qu’à un niveau idéologique, à coups d’invectives, de rejet sans examen. Cela est valable des deux côtés d’ailleurs, la pensée unique étant, comme le bon sens pour Descartes, la chose la mieux partagée du monde.
