Reiki et intention
Blog Reiki, p. 15 – Séverine, que j’ai initiée au 2ème degré du Reiki, m’envoie ce message : « dans un soin, lorsque l’intention est d’ordre professionnel, sentimental, et non sur le corps physique, émotionnel ou mental… les perceptions peuvent-elles être différentes, voire nulles pour la personne qui reçoit le reiki ? »
Ma réponse a plutôt consisté en un entretien qui a duré une heure environ. L’interrogation de Séverine est en effet assez complexe car elle met en jeu un niveau de croyance et une question de méthode.
Dans sa question, Séverine distingue l’intention, quand elle est professionnelle ou sentimentale, de son effet sur le corps : physique, émotionnel, mental. Or, que je sache, toute intention, toute angoisse, toute tristesse, toute ambition, sont des produits de notre système de pensée, donc d’une activité mentale, mettant en jeu souvent des émotions. Et toute émotion, agréable ou détestable, se manifeste par un ressenti physique.
Nous sommes donc pleinement, face à une demande professionnelle ou sentimentale, dans un travail avec le reiki, qui opère sur la personne sur tous ses plans : mental, émotionnel, physique.
Quand Séverine distingue cependant l’intention de la personne, c’est qu’elle émet, même inconsciemment, la croyance que l’on peut intervenir sur la situation elle-même (professionnelle ou affective), comme si la situation avait une existence propre. C’est exactement ce que proposent les marabouts africains, les voyantes et magiciens de tout poil !
Le reiki n’est pas de la magie. Je le dis et le répète inlassablement. Le reiki mobilise les ressources de la personne et l’accompagne pour faire face à une situation donnée.C’est déjà beaucoup. Parlons donc méthode, maintenant. Dans une demande que fait la personne, il faut l’interroger sur ce qui est de sa responsabilité propre dans cette situation. Inutile de faire du reiki sur une situation sur laquelle je ne peux rien (qu’il fasse beau pendant que je serai en vacances en Bretagne par ex.). Par contre je peux faire du reiki sur l’attitude et mon état pour affronter une situation donnée (je peux trouver beaucoup de plaisir à randonner sur un chemin de douaniers avec un léger crachin – ce n’est qu’un exemple !).
Je propose donc que, lorsqu’on a affaire à une personne qui veut du reiki sur une intention, on s’intéresse avec elle, sur ce qu’elle peut faire pour que son intention se réalise, comment elle peut affronter positivement une situation qui ne lui est pas favorable, et de pratiquer le reiki sur ces éléments là.
C’est, à mon avis, plus efficace que de travailler sur une situation en général, même si c’est quelquefois moins vendeur !
