Reiki et foi chrétienne

Blog reiki-sante, p. 21 – Le Journal « La Croix » du 28 avril 2009 relate la position de la Conférence des évêques américains publié fin mars sur le reiki, dans un texte intitulé « Lignes directrices pour l’évaluation du Reiki en tant que thérapie alternative »(http://www.usccb.org/dpp/doctrine.htm)

La Conférence épiscopale met en garde contre l’utilisation du Reiki en prenant deux arguments:

d’une part, son efficacité n’est pas validée scientifiquement;

d’autre part, explique le texte doctrinal de la Conférence épiscopale, la croyance qui sous-tend le Reiki est fondée sur la foi en une énergie universelle. C’est cette énergie que le praticien « capte » pour la transmettre à la personne malade. La maladie elle-même résulte de troubles ou déséquilibres dans l’énergie vitale de la personne, que le praticien Reiki va corriger par une imposition des mains. Cette croyance, poursuit le texte,  est incompatible avec la foi chrétienne et la guérison divine telle que les chrétiens la reconnaissent. En effet, je cite: « La différence radicale, qui saute aux yeux, tient au fait que, pour le praticien Reiki, le pouvoir de guérison est mis à la disposition de l’homme [alors que] pour les chrétiens l’accès à à la guérison divine se fait par la prière du Christ, Seigneur et Sauveur. » (j’ai repris cette citation dans La Croix, reprise elle-même du site http://www.zenit.org/article-20766?l=french ).

La Conférence considère donc que, en matière de soin, il n’est pas prudent d’utiliser le reiki, pratique non validée, et qu’au niveau spirituel, la notion d’énergie universelle mise en avant dans le Reiki, à disposition de l’homme, provoque des risques importants au niveau spirituel et fait entrer dans la superstition.

Je voudrais apporter, bien modestement, ma contribution à la réflexion qu’ouvre la position de l’église catholique américaine.

Tout d’abord, le Reiki n’est pas une pratique validée scientifiquement. OK. Cela impose la plus grande prudence dans son utilisation et le discours qui est tenu autour de cette pratique. Malheureusement, la communauté pharmaceutique et scientifique n’a jamais mis des moyens financiers suffisants pour tester sérieusement les pratiques médicales alternatives. On est donc dans un système bloqué. On peut relever que ne pas être validé ne signifie pas que c’est invalide.

Petite remarque : quand bien même mon efficacité comme praticien serait limitée à l’effet placebo (qui quelquefois représente jusqu’à 40% dans la guérison de certaines maladies), je trouverais que je ferais déjà oeuvre utile aussi bien pour pour la sécurité sociale que pour ces malades.  Mais ce n’est l’objet de cette page que de parler de l’efficacité du Reiki.

death race film watch films

Concernant le niveau spirituel, qui intéresse plus la Conférence épiscopale.  On en revient à un débat sur le sexe des anges. Personnellement, je ne sais pas s’il y a une énergie universelle, mais je suis certain qu’il n’est pas nécessaire d’adhérer à la croyance qui veut que le praticien « channellise » l’énergie pour faire du Reiki. Je ne pense pas en effet que le praticien soit neutre dans le soin. Je suis convaincu au contraire que le soin se joue dans la relation entre le donneur et le receveur. Et je n’ai pas non plus d’opinion sur la guérison divine évoquée dans la foi chrétienne.

En pratiquant le Reiki, je ne suis pas tenu d’adhérer à une croyance particulière. En tant qu’enseignant, je rencontre des personnes qui vont à l’église le dimanche, qui pratiquent le zen, qui ne croient à rien. Et ces croyances intimes n’ont jamais influé sur la pratique du Reiki. D’ailleurs la position de la Conférence épiscopale américaine a pour but en fait d’interdire l’utilisation du Reiki dans certains établissements de soin religieux, dans lesquels sa pratique tend à se développer.

Le Reiki, parce qu’il peut se dégager justement de toute croyance, s’offre simplement comme une pratique. Evidemment, il devient ce que les hommes en font. Et il faut être vigilant aux dérives possibles que certains praticiens pourraient prendre. Mais pas plus que dans d’autres pratiques.

Personnellement, je m’intéresse beaucoup plus à comprendre, non pas d’où vient le Reiki, ce qui dépasse mon entendement, en tant que mystère, mais comment être le plus efficace possible face à la souffrance des gens qui viennent me voir, dans le respect de leur personne, de leur esprit et de leur foi.

Laissez un commentaire

Votre commentaire