Soin reiki : théorie de l’élimination

Blog Reiki, p. 7 – Je soigne une dame avec le Reiki depuis quelques semaines, une fois par semaine, pour des problèmes de santé qui se déplacent : quand ça va mieux dans le dos, ce sont les voies respiratoires qui prennent le relais, et quand elle respire mieux, la zone génitale se signale à elle. Les deux premières séances n’ont pas été très probantes, même si elle a ressenti globalement un mieux. J’ai décidé de lui faire une initiation (sans la formation qui va avec), pour voir si ça renforçait le soin.

Effet au delà de ce qu’on pouvait penser. Elle a commencé à se vider littéralement dans les jours qui ont suivi: expectorations (glaires), pipi et caca à un rythme soutenu, avant un calme bienvenu. Comment comprendre (pour autant que ce soit nécessaire de comprendre!) ce phénomène d’élimination, que l’on rencontre assez souvent, aussi bien dans le soin que dans l’initiation ?

Mon maître et ami toubib m’avait déjà signalé ces effets, dits secondaires. Il disait que le reiki marchait bien pour « dégager les organes ». Il prenait l’exemple du foie : « Le foie est bien soigné par l’énergie, disait-il. On dégage des choses, c’est extraordinaire! C’est bien surtout pour les gens qui font de la chimio. Ils ont toujours des douleurs, des nausées. Quand ils font des séances de reiki, ils vont vite mieux. C’est un bel exemple de lien avec la médecine » concluait-il.

En réflexologie (surtout la réflexo plantaire), on parle aussi d’un travail d’élimination. Comme si le corps emmagasinait toxines, « blocages » qu’il faut libérer avant de favoriser un travail de reconstruction. Les émonctoires (reins, foie, intestins, peau, bronches et poumons – tout ce qui sert aux échanges avec l’extérieur) sont sollicités, et quelquefois mis à rude épreuve si l’élimination est violente. En général ce n’est pas grave, c’est plutôt bon signe, mais il faut expliquer cela aux gens et les accompagner en conséquence.

Le Dr Jean Seignalet, dans sa thèse sur l’alimentation dite ancestrale1, développe notamment deux sources de pathologies, liées l’une à sa théorie de l’encrassage (ch. 18) et l’autre à sa théorie de l’élimination (ch. 25). Il explique qu’une alimentation mal adaptée à nos organismes va favoriser l’accumulation de toxines dans le corps, à des endroits de fragilité de la personne et déclencher des maladies. Les efforts d’élimination de l’organisme vont solliciter des émonctoires qui risquent de s’irriter et produire de ce fait d’autres types de maladie. Il en déduit la nécessité d’adapter son alimentation.

Pour revenir au reiki, je me risque à formuler une hypothèse qui me paraît intéressante: le reiki fonctionnerait comme un drainage lymphatique, en fait. Il favoriserait et accélèrerait les échanges au niveau de la cellule, toucherait au système para-sympathique (qui provoque la détente, la baisse de la tension). Tous les mécanismes qui s’activent ainsi  favoriserait l’expulsion des toxines, l’activation d’un processus d’auto-guérison, et enclencherait la mise en place d’un nouvel équilibre, moins douloureux pour la personne. Ce n’est pas très scientifique, mais on peut imaginer comment le système peut se rééquilibrer, avec l’aide du reiki, et si la personne n’a pas un environnement de vie ou des addictions trop pathogènes.

1L’alimentation ou la médecine du troisième type, Dr Jean Seignalet. éd. François Xavier de Guibert – collection Ecologie Humaine, 5ème édition.