Soin Reiki : femmes coupées en deux

Blog Reiki, p. 6 – J’ai fait deux soins Reiki hier soir, l’un après l’autre. Il s’agissait de deux femmes dont l’une présentait une plainte liée à des douleurs à l’estomac et dans le dos, sans que les médecins aient porté un diagnostic précis, et l’autre une grande fatigue, sans consultation médicale préalable. Toutes deux évoquaient aussi une souffrance psychique : sentiment d’être rejetées par les autres, de dévalorisation ou de découragement.

Mes soins ont démarré de la même façon : mains derrière la tête, au niveau de l’occiput, pour sentir les mouvements que les ostéopathes crâniens appellent respiration primaire. C’est une position de début de soin que j’apprécie car elle me permet d’écouter la globalité de la personne, sans que j’aie encore induit quoique ce soit, ni intention ni symbole.

Rapidement je ressens une profonde coupure en deux chez les deux personnes, mais située très différemment. Chez la première, il s’agissait d’une latéralisation importante. Je ressentais sur tout le côté droit un mouvement calme, pas nécessairement régulier, mais ténu, et du côté gauche des pulsations violentes. J’ai pensé à une marionnette animée qui tirait d’un côté, toujours le même, avec cette impression d’avoir du mal à la maintenir en équilibre entre mes deux mains.

Chez la deuxième personne, la césure se situait au niveau du diaphragme : en haut, rien. En dessous, un tumulte, ça et là, que j’ai vérifié en allant y porter mes mains.

Pour les deux j’ai laissé de côté le protocole classique du reiki, celle des 17 positions statiques, et j’ai travaillé en dynamique, comme un magnétiseur, passant mes mains de la tête jusqu’au bas du tronc, lissant chaque membre. J’ai travaillé aussi avec le souffle, technique dont je ne connais pas l’origine.

Reprise de la position « mains derrière la tête » en fin de soin pour vérifier si rééquilibrage il y a. Je discute un peu après les soins. La personne au tronc coupé en deux, niveau diaphragme, me raconte comment elle a vécu longtemps avec la croyance que son corps n’était qu’une machine qui devait obéir. Long apprentissage pour ne jamais se mettre en colère, pour contrôler toujours tout. Un mental en béton, anesthésié. Et en dessous, un corps qui dégaze la pression comme il peut : triple hernie, estomac en bouillie, et j’en passe.

Cela m’a fait penser à un poème que j’ai écrit il y a quelques années. Extrait :

Un lac avant l’orage.

Au-dessus, l’ombre qui s’avance,

De sombres nuages.

En dessous, l’absence.

Entre les deux, la fine surface

Qui sépare la trouble violence

Du calme lourd de menaces.

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