La promesse du praticien Reiki
Blog reiki-sante, p. 38 – Le soin Reiki est une promesse d’aller mieux. C’est cela que fait, explicitement ou implicitement, le praticien Reiki au « receveur », « patient », « client ».
Mais une promesse se projette dans un avenir toujours incertain. Alors que le médecin ne s’engage sur la mise en œuvre des moyens de son art, le soigneur alternatif s’engage aussi sur ses moyens mais plus encore : sur le don de lui-même pendant la durée du soin.
Cette promesse est angoissante, car le praticien s’ouvre à l’interpellation de ne pas avoir respecté sa promesse si le soin ne répond pas à l’attente qu’il porte.
Les arguments ne manquent pas pour dédouanner le praticien en cas d’échec :
- ce n’est pas lui qui agit mais le Reiki
- si ça ne marche pas, c’est que le patient n’était pas prêt
- etc.
Il n’empêche que si ça ne marche pas, ce sera toujours, quoiqu’on en dise, vécu comme un aveu d’impuissance du praticien. D’où cette angoisse dont je parlais (et je ne connais personne qui n’ait pas ressenti cela !). Et le piège c’est que toute anxiété réduit les chances de réussite du soin :
- d’une part, parce que toute crispation limite la bonne transmission de l’énergie ;
- d’autre part parce qu’on sait, à travers les études sur l’effet placebo, que la confiance du praticien dans le traitement est plus importante que celle que le patient lui accorde.
Comment franchir cette barrière ? Lisons le philosophe Jean-Louis Chrétien : « la question [de la promesse] est de voir quelle liberté neuve elle rend possible. [...] L’aventure de la promesse n’est pas une aventure solitaire et il appartient à son essence d’être contractée envers quelqu’un. La promesse a toujours deux foyers. Ce que je n’ai pas, c’est aussi depuis celui auquel je le donne qu’il me viendra. Celui qui t’exhorte à promettre, c’est lui- même qui t’aide à tenir. »
J’en viens à ma conclusion provisoire. Le soin Reiki n’est pas un acte unilatéral. Il lie les deux parties, engage soignant-soigné, avec la même intensité. Et le merci que dit le praticien à la fin du soin n’est pas qu’une formule de principe, vaguement orientale. C’est la reconnaissance du chemin que lui a permis de faire son patient.
Concrètement ?… à suivre
