Blog reiki-sante, p. 176 – Le soin Reiki à distance, une proposition… à ne pas mettre en toutes les mains. Ce billet fait suite à une discussion avec un ami qui pratique des soins Reiki et a proposé à un de ses patients de lui faire des soins à distance s’il le souhaitait. Masque sur le visage du patient… que mon ami n’a plus jamais revu !
J’ai moi-même été confronté à ce type de réaction, ou à peu près. Il se trouve que du fait de mon site internet, on me demande régulièrement de faire des soins à distance, venant de personnes habitant loin de Paris… Mais ce sont des sollicitations que je reçois. Il en va différemment si c’est moi qui m’avise de proposer ces soins. J’ai constaté que les personnes sont réticentes à répondre par l’affirmative. A quoi cette réaction peut-elle être due ?
Probablement d’abord au fait de ne pas vouloir déranger, de ne pas non plus être redevable, surtout que la plupart de mes soins à distance sont proposés gratuitement. Mais le cas de mon ami me fait avancer l’hypothèse qu’il y a aussi une sorte de « peur » du soin à distance. De quoi s’agit-il vraiment peut-on en effet se demander : Escroquerie ? Intrusion – quelqu’un va-t-il s’introduire dans mon cerveau ou mon corps à mon insu, sans même que je m’en rende compte ? On peut comprendre les questions que cela pose et les réserves qu’on y apporte.
Il est possible aussi que le soin à distance dépasse le cadre de représentation du monde et du possible pour bien des gens. Admettons le soin énergétique, le magnétisme, dès qu’on est à côté, mais accepter qu’on puisse soulager quelqu’un à distance, c’est quand même une autre affaire. C’est paraît-il Saint Augustin qui disait : « Les miracles ne sont pas en contradiction avec la nature, ils ne sont en contradiction qu’avec ce que nous savons d’elle » (cité par mon ami Emmanuel) .
Quoiqu’il en soit, c’est donc une dimension délicate du soin Reiki. Et d’ailleurs, sans même y avoir pensé avant, je m’aperçois que je ne propose pratiquement plus jamais un soin à distance, sauf pour les personnes que je connais bien.
Le 12 mai 2012 -
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Blog reiki-sante, p. 175 – la perception du praticien, lors d’un soin Reiki, est à la fois un élément satisfaisant, intéressant, mais il peut aussi être une limite. Je m’explique. Si je focalise mon attention sur un endroit précis du corps – mes mains par exemple, je vais provoquer des sensations de type chaleur, fourmillements. On va dire que le Reiki « passe ». Plus exactement, j’ai placé mon attention sur cette zone et le soin peut commencer.
Si en effet je reste trop concentré sur mes ressentis, je vais manquer l’essentiel, qui est ma relation avec le patient. La focalisation devrait presque immédiatement laisser place à une attitude de lâcher prise. Difficile parce que le lâcher prise ouvre vite à une sorte de rêverie, d’absence plus ou moins consciente. Le lâcher prise n’est pas ne rien faire, il est une ouverture attentive à tout ce qui se passe. Conscience globale de mon patient, de moi, de moi avec mon patient. En fait ma phrase n’est pas exacte. Car il ne s’agit pas de superposer des éléments dans un espace, chacun pris individuellement. Il s’agit de percevoir l’unité du tout. D’avoir une conscience globale. C’est là que l’intuition se révèle et que la relation thérapeutique opère.
Petit avertissement : malgré le mode au présent et donc à l’affirmatif que j’utilise, il ne s’agit bien sûr que d’une réflexion que je soumets, qui peut être différente d’un praticien à un autre.
Le 4 mai 2012 -
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Blog reiki-sante, p. 174 – Quand je lis Chögyam Trungpa (Pratique de la voie tibétaine, éd. du Seuil, coll. points), je ne peux m’empêcher de faire une correspondance avec la pratique d’un soin Reiki. De quoi parle-t-il ? « Tout simplement » d’être authentiquement dans l’instant présent, de se laisser-être, pour se reposer un peu de son ego.
Bien, comment faire, puisqu’il n’est pas question d’apprendre une technique, mais de vivre l’expérience d’un état ? Je fais l’hypothèse que le Reiki facilite cette expérience. Un soin est en effet un moment curieux où soignant et soigné travaillent ensemble, où l’un et l’autre tirent profit de la richesse de l’autre. Alors avant de rechercher, en bon occidental que je suis (!), des étapes, d’analyser des processus, je livre le principe de base : la compassion.
Rien de bien nouveau, ce qui ne veut pas dire qu’on ressente toujours le vertige de cette émotion, de cet état. La compassion, dit Trungpa, « contient une fondamentale absence de peur, dépourvue de toute hésitation ». En fait une communication authentique, non négociée, avec une autre personne, que l’on reconnaît, que l’on accueille, et cet accueil est thérapeutique. La compassion, précise ailleurs l’auteur, « invite automatiquement à entrer en relation avec autrui, parce que nous arrêtons de considérer que les autres nous pompent notre énergie. » Ils nous rechargent bien au contraire. Trungpa sort là, habilement, de la question de la notion mal comprise « d’empathie », de l’idée de se protéger, qu’on trouve bien souvent dans les questions – et réponses surtout, sur le Reiki. Prenons pour l’instant cette première leçon avant de nous interroger plus avant sur l’approche de cet état.
Le 1 avril 2012 -
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Blog reiki-sante, p. 173 – petit dialogue introductif.
« - comment vas-tu ?
- Bof, un peu malade.
- Ah bon, tu ne te fais pas du Reiki ?
- si, si, mais ça n’empêche pas toujours.
- Ah je croyais. »
Et bien oui, on peut tomber malade même en faisant du Reiki. Si les dentistes n’avaient jamais mal aux dents…
Quand le malheur frappe, que la maladie apparaît, comment le Reiki peut-il nous aider ? Bien sûr à chercher à aller mieux, à guérir, comme on dit. Parfois c’est un peu compliqué et on bien content d’avoir recours au meilleur niveau de la chirurgie, de la bio-médecine, même quand elle est nucléaire. Dans des situations un peu lourdes, l’immense apport du Reiki est de nous donner de l’espace. De remettre la douleur ou la souffrance psychique à sa place. Non pas la nier, juste la savoir là, parmi d’autres choses dans la vie, tel qu’un plaisir, un désir, une rencontre, une respiration, ou encore l’arrivée du printemps.
Chaque pratique thérapeutique a son rôle à jouer dans un équilibre de vie. Parfois certaines se suffisent. Pas toujours. Le Reiki me paraît avoir sa place dans tous cas, à condition de ne pas penser qu’il représente une défense infranchissable au mal mais qu’il apporte une légèreté si précieuse.
Le 18 mars 2012 -
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Blog reiki-sante.fr, p. 172 – Question : j’aime faire du Reiki. Les soins que j’apporte m’apportent toujours beaucoup de paix. J’ai le sentiment de m’enrichir au contact des personnes à qui je donne du Reiki. Pourtant, le plus souvent, il s’agit de personnes malades, très malades parfois, avec de grandes souffrances physiques et psychiques. Ce ne sont pas des gens heureux, pour tout dire. Et moi-même j’éprouve fréquemment de la peine au contact de leurs malheurs. Donc pourquoi tant de joie ?
Je ne pense pas être pervers, ni tirer particulièrement plaisir à la souffrance des gens. Je n’ai pas non l’impression de trop vouloir flatter mon ego à les soulager, ni à m’enrichir (financièrement) avec mes soins.
La première (et la seule pour l’instant) réponse qui me vient à l’esprit est que les rencontres, dans le cadre des soins Reiki que je donne, sont presque toujours très authentiques, et cela quelles que soient les difficultés parfois à entrer en relation « énergétique » avec certains patients. La mise en relation entre eux et moi, sur un mode intuitif, méditatif, nous permet de nous rencontrer au-delà de tout jeu d’acteur social, de toutes apparences, surtout celles à sauvegarder. Ces échanges sont toujours vécus comme un cadeau. Ils nous disent que nous ne pouvons être bien que dans l’ouverture, la relation.
Le 11 mars 2012 -
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Blog reiki-sante, p.171 – Le Reiki, par le travail d’auto-traitement qu’il implique, apporte, au même titre que la méditation, un bienfait, qui consiste à nous rendre complet. Cette « complétude », si j’ose dire, fait que nous pouvons nous sentir nous-même, sans avoir pour cela besoin du regard, de l’approbation des autres. On peut qualifier ce ressenti « d’ancrage », si on veut, selon une expression que l’on aime bien utiliser dans le travail énergétique.
Je vais devoir préciser ma réflexion pour éviter les malentendus. Bien sûr que tout individu est complet, mais il ne le ressent pas forcément. Bien sûr aussi que notre humanité vient d’abord de notre vie sociale : « nul homme n’est une île », etc.
Pourtant, le Reiki me semble apporter une densité particulière à ce sentiment d’être soi, et de ne pas avoir besoin de le prouver aux autres, ni d’ailleurs, d’avoir besoin des autres pour être soi-même. Nous avons tous certainement expérimenté ces situations où notre valeur ne s’évalue pas tant par nos actes que par ce que les autres en pensent. Cette réflexion m’est venue de la lecture d’un roman (La taupe – John le Carré) ou un personnage en analyse un autre ainsi : « L’idée lui venait maintenant comme une petite révélation que Bill par lui-même n’était pas grand chose : que si ses admirateurs [...] pouvaient trouver en lui la plénitude, le vrai truc de Bill, c’était de les utiliser, de vivre à travers eux pour s’achever : un morceau ici, un morceau là pris à leur identité passive : déguisant ainsi le fait qu’il était moins, beaucoup moins que la somme de ses qualités apparentes… »
Analyse fine et intéressante. Ce qui est riche, dans le Reiki, c’est que le travail « sur soi », par l’auto-traitement, ne conduit pas à l’enfermement, mais apporte une sécurité qui nous permet d’aller vers les autres, sans rechercher de cette relation qu’ils viennent nous compléter, mais plutôt nous enrichir, et réciproquement.
Le 1 mars 2012 -
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Blog reiki-sante, p. 170 – Hé bien voilà, j’annonce, à mon grand regret, la suspension du dispensaire Reiki que j’assurais depuis 3 saisons. J’appelais dispensaire un rendez-vous chaque mercredi où praticiens reiki et patients en demande de soin pouvaient se retrouver. Je supervisais le tout. Chacun y trouvait son compte : les patients qui bénéficiaient d’un soin reiki pour une participation modique de 15 à 20 euros, et les praticiens qui pouvaient prodiguer du Reiki et bénéficier de mes modestes conseils.
Mais depuis septembre dernier les patients sont venus en trop petit nombre. Je n’ai pas pu assurer une activité régulière pour les praticiens, et j’ai tenu la permanence en donnant des soins individuels au prix du dispensaire, soit parfois moins cher que le prix de la salle que je loue.
Quelle explication ? Je n’en ai pas vraiment. La crise économique peut en être une, le Reiki prend peut-être aussi un coup de vieux face à d’autres pratiques plus « tendance » ? Mystère que quelque lecteur féru d’études de marché pourrait éclairer sans doute…
Bon, je veux bien accepter la « faible » (c’est un euphémisme) rentabilité économique du service que j’ai mis en place tout à fait consciemment. Mais si on ajoute les difficultés d’organisation hebdomadaire, les personnes qui prennent rendez-vous et ne viennent pas, l’hiver rigoureux… cela commence à faire beaucoup.
D’où ma décision de suspendre le dispensaire, le temps qu’un nouveau Président (de la République, pas d’association) règle la crise économique, et j’espère bien renouveler la formule à la prochaine rentrée, plein d’enthousiasme !
Après tout, si l’on en croît la sagesse chinoise, dans la naissance la mort est contenue et la fin marque aussi le renouveau. Le dispensaire reiki est mort, vive l’atelier de méditation !
Le 18 février 2012 -
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billet d'humeur |
Blog reiki-sante, p. 169 – J’ai évoqué la question de l’intuition dans mon précédent billet, qui correspond à un échange subtil avec une autre personne (ou un animal), échange télépathique. Cet état est rendu possible par un travail sur une mise en conscience dans le présent, et un éveil simultané de tous nos sens.
Cette première étape du soin Reiki est à mon avis indispensable pour se « connecter » avec son patient et engager avec lui un échange thérapeutique. le moment qui suit est celui de l’intention. J’aime de moins en moins évoquer « l’intention du soin » pour ne pas créer de confusion. Le praticien ne « cherche » pas à soigner, mais à mettre la personne en contact avec ses propres ressources. Ce que le praticien apporte de lui n’est pas négligeable, mais vient en sus.
L’échange thérapeutique, dans un soin Reiki, passe selon moi par un échange d’amour, de compassion si l’on veut, pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté. Peut-on travailler l’amour ? L’amour, bien sûr, fait partie intégrante de chacun de nous. Cela dispense-t-il de le travailler ? Pour moi, clairement, non. Je ne parle pas de l’idée de l’amour, mais de son ressenti, dans tout le corps, et qu’on laisse passer par ses mains. Cette qualité, qui est en chacun de nous, se travaille, pour « entrer » dans cette émotion de façon rapide, forte et finalement efficace pour le soin.
Cette idée n’est pas nouvelle, tous ceux qui enseignent, écrivent sur la méditation le disent. Je cite Christophe André (in Méditer jour après jour, éd. l’Iconoclaste) « Nous pouvons devenir des champions d’indifférence, d’envie et de jalousie, d’égoïsme, de ressentiment : il suffit de ne pas faire d’effort lorsque ces émotions surgissent en nous. De leur laisser toute la place. [...] Mais nous pouvons aussi devenir des champions d’altruisme, de bienveillance, de compassion, d’équanimité si, régulièrement et profondément, nous faisons de l’espace en nous pour ces ressentis. Il n’y a maintenant rien de plus à en dire. »
Le 7 février 2012 -
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Blog reiki-sante, p.168 – Si l’essentiel dans un soin est d’abord de créer le lien entre praticien Reiki et patient, comment se met-il en place ? Les praticiens vont évoquer des émotions qui les portent : compassion, ouverture du canal d’énergie Reiki… Quels que soient les représentations et les symboles mis en oeuvre, le résultat débouche sur un état mental et physique particulier au soin Reiki. Cet état est proche de celui de la méditation. Le praticien calme son mental et porte attention à son patient. L’absence d’agitation de son esprit lui permet d’être attentif à ses ressentis physiques et émotionnels. Dans un soin Reiki, tout est important, la chaleur des mains et du corps tout entier, les odeurs, la perception particulière des sons, les images mentales : couleurs… Cet élargissement de la perception à tous les sens (synesthésie) ouvrirait la porte à l’intuition. Une communication subtile s’établit alors avec le patient, et l’échange thérapeutique existe dès lors.
Qui s’est frotté à la question de l’intuition sait que ce n’est pas si simple. Tout le monde est intuitif, bien sûr, mais entre une « intuition » de temps en temps et une sollicitation régulière de cette compétence dans la pratique du Reiki, il y a la même différence qu’entre avoir l’oreille musicale et être un musicien – c’est à dire le travail… et parfois le talent.
Ce travail passe, et je reviens à mon boulot d’enseignant, par l’apprentissage d’exercices, assez simples techniquement, et leur mise en pratique régulière par le nouvel initié au Reiki. Dans l’enseignement au 1er degré (et aussi aux autres d’ailleurs) cela me paraît finalement plus important que la transmission des techniques de base du Reiki. Je ne les critique pas, mais il faut bien dire que la rapidité de la formation au Reiki ne permet pas vraiment de les accompagner comme il le faudrait.
L’auto-traitement Reiki, que l’on prescrit après chaque initiation n’en prend que plus de sens, mais mérite à mon avis d’être approfondie pour ne pas faire que « s’épurer », mais aussi développer des compétences certainement innées mais souvent endormies.
Le 28 janvier 2012 -
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Blog reiki-sante, p. 167 – suite de ma réflexion sur l’enseignement du Reiki. Dans mon précédent billet, j’avais relevé ma difficulté (je dis bien la mienne) de préparer des nouveaux praticiens au soin Reiki, quand ce qui m’apparaît essentiel est « l’invisible » et non le geste. L’essentiel, chacun a une conviction sur ce que c’est : l’énergie universelle, l’écoute, la compassion, l’empathie…
On peut considérer qu’il s’agit de compétences innées. Je partage ce point, sauf que je crois qu’on peut apprendre à les mettre en oeuvre à l’occasion du Reiki… et que ce n’est pas parce qu’elles sont innées qu’elles sont activées !
Par ailleurs, ces mots sont compris par chacun, implicitement, mais quand on entre dans le détail, c’est un peu plus difficile à expliquer. Cherchez à faire comprendre à un martien ce qu’est la compassion et vous verrez ce que je veux dire.
Il faut donc aller plus loin. Quand je suis dans un état de compassion, de « Reiki », d’écoute de l’autre, dans quel état est-ce que je trouve physiquement, émotionnellement, mentalement.
C’est à cette observation que j’invite les personnes qui viennent me voir. Ce n’est pas si facile, mais c’est à mon avis un passage bien utile, par pour faire du Reiki entre amis, mais si on envisage de prendre la responsabilité d’une personne en souffrance… La suite au prochain numéro ! Merci à ceux qui lisent mes billets de vos remarques d’encouragement.
Le 21 janvier 2012 -
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