Blog reiki-sante, p. 167 – suite de ma réflexion sur l’enseignement du Reiki. Dans mon précédent billet, j’avais relevé ma difficulté (je dis bien la mienne) de préparer des nouveaux praticiens au soin Reiki, quand ce qui m’apparaît essentiel est « l’invisible » et non le geste. L’essentiel, chacun a une conviction sur ce que c’est : l’énergie universelle, l’écoute, la compassion, l’empathie…
On peut considérer qu’il s’agit de compétences innées. Je partage ce point, sauf que je crois qu’on peut apprendre à les mettre en oeuvre à l’occasion du Reiki… et que ce n’est pas parce qu’elles sont innées qu’elles sont activées !
Par ailleurs, ces mots sont compris par chacun, implicitement, mais quand on entre dans le détail, c’est un peu plus difficile à expliquer. Cherchez à faire comprendre à un martien ce qu’est la compassion et vous verrez ce que je veux dire.
Il faut donc aller plus loin. Quand je suis dans un état de compassion, de « Reiki », d’écoute de l’autre, dans quel état est-ce que je trouve physiquement, émotionnellement, mentalement.
C’est à cette observation que j’invite les personnes qui viennent me voir. Ce n’est pas si facile, mais c’est à mon avis un passage bien utile, par pour faire du Reiki entre amis, mais si on envisage de prendre la responsabilité d’une personne en souffrance… La suite au prochain numéro ! Merci à ceux qui lisent mes billets de vos remarques d’encouragement.
Le 21 janvier 2012 -
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Blog reiki-sante, p. 166 – Comment enseigner le Reiki ? Attention, je ne parle pas de la transmission, qui relève d’une initiation, moment ritualisé. Non, je parle de la pédagogie qui conduit une personne nouvellement initiée à aborder le soin Reiki. Bien sûr, il y a les techniques et symboles. Mais bon, cela se communique vite. Après, chaque enseignant dit ce qu’il a envie de dire, en fonction de ses croyances, son expérience et sa pratique. Rien à voir avec l’enseignement codifié de la médecine énergétique chinoise !
J’en arrive depuis un bon moment à être convaincu que le Reiki est une pratique « énergétique » qui n’utilise pas le praticien comme « canal », comme cela est dit et répété, mais qui fait entrer praticien et patient dans une relation thérapeutique. A l’intérieur de cette relation, le rôle du praticien est essentiel pour impulser ce « quelque chose » qui va produire une dynamique conduisant à la guérison ou à un mieux être.
Cette impulsion, je l’appelle (comme d’autres avant moi) Intention, faute de mieux. Le mot dit bien qu’il ne s’agit pas de la mise en action d’une technique mais d’un état, d’une tension, qui crée le mouvement, le changement. Mais le mot dit mal le fait qu’il ne s’agit pas d’une manifestation de l’esprit, de la pensée, du mental. Cette intention est plus corporelle que pensée.
Déjà, j’ai bien conscience que ce que je viens d’écrire n’est pas très clair. J’ai pourtant essayé d’être simple ! Du coup, l’enseignement de ce genre de réflexion, et évidemment de l’attitude qui en découle, n’est pas très facile. D’abord parce qu’il faut souvent déconstruire des croyances, et ensuite tenter de décomposer, de donner un sens intelligible à des phénomènes qui ne rentrent pas dans la catégorie de la pensée.
Autre difficulté, c’est que pour « sentir », à défaut de comprendre, l’initiation au Reiki ne suffit pas. Il faut travailler, pratiquer, apprendre de soi et non des autres.
Donc, comment enseigner ? Je cherche !
Le 13 janvier 2012 -
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Blog reiki-sante, p. 165 – ça y est, je passe le pas. Je mets en place ce mois-ci un atelier de méditation. Après des années de méditation personnelle, j’ai commencé à introduire des exercices méditatifs dans les initiations au Reiki que je propose. Je me suis rendu compte de la valeur incomparable d’un tel travail dans l’efficacité d’un soin Reiki. Par les changements qu’apporte la méditation, le praticien acquière une bien meilleure sûreté dans sa pratique.
Mais une chose est de proposer des exercices, d’attirer l’attention sur l’acte méditatif, une autre est de donner aux personnes la possibilité de méditer.
J’ai attendu d’être sûr de moi, de me sentir dans la posture et la légitimité d’animer un atelier de méditation. Je me sens prêt aujourd’hui, et j’en ai envie. Il me restait une réserve. La méditation est un temps personnel. Quel intérêt de le faire à plusieurs ? J’ai maintenant une réponse à cette question, qui fait que j’ai plaisir à partager une méditation avec d’autres personnes, avec des proches, dans le cadre de l’Ecole occidentale de méditation aussi. Tout le monde à l’air d’y trouver son compte, ne cherchons pas plus loin.
L’atelier que je propose, nouvelle étape, distincte du Reiki, en est cependant tout à fait complémentaire. Non thérapeutique, il ouvrira cependant, je l’espère, tout l’espace de l’écoute du corps, qui est le préalable à un mieux être.
La première rencontre se déroulera le mercredi 25 janvier, à 19h30 et jusqu’à 20h45 environ, à Terre d’harmonie, au 39 avenue de Saint Mandé, à Paris 12, métro Picpus ou à 10′ à pied de Nation. Cet atelier sera proposé chaque semaine, les mercredis. Le nombre de participants sera limité à 10 et la participation financière demandée est de 10 euros. L’inscription est obligatoire à partir de la page contact du site reiki-sante.fr. Chaque séance permettra d’engager un travail de méditation axé sur le calme et l’écoute du corps. Un temps d’échanges sera réservé.
Le 8 janvier 2012 -
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Blog reiki-sante, p. 164 – Je vous souhaite à tous une bonne année 2012. Nul doute qu’elle se révélera riche de réalisations. L’inconnu qui s’ouvre devant nous prend, en cette période, une perspective joyeuse pleine de désirs, et cela malgré toutes les incertitudes économiques d’un environnement qui risque malheureusement de se durcir.
A notre niveau individuel, nous pouvons nous lester, donner du poids à notre conscience, à notre place dans le monde. Pour cela le Reiki peut nous être d’une aide importante.
Bonne année.
Le 31 décembre 2011 -
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Blog reiki-sante, p 163 – Dans le Reiki comme avec la méditation, on constate une dissociation corps esprit. Travailler sur soi, réfléchir, comprendre, élucider. Et puis le corps réagit quand même, à notre insu. Surprise… et de nouveau réfléchir, comprendre, élucider, mais toujours avec un temps de retard par rapport au corps. Comment être synchro ?
Francis Midal dit (à peu près – je reconstitue de mémoire des propos entendus de lui) que la méditation n’est pas une recherche de confort – au contraire, elle est très inconfortable : elle nous révèle combien nous sommes encombrés de pensées, combien nos émotions sont envahissantes… Mais c’est cette prise de conscience qui fait toute la différence.
Je compléterais par ce qui constitue mon thème d’aujourd’hui, la prise de conscience de la dissociation entre mon corps et mon esprit. Je suis dans le calme, la non pensée – presque pure – et puis une sorte de spasme nerveux, de tic, venu on ne sait pourquoi. Ce signe de nervosité, d’angoisse, est bien sûr très intéressant, parce qu’alors l’esprit a du grain à moudre, un travail à faire vers l’inconscient. On réfléchit Mais le corps se fout bien de l’inconscient devenu conscient. Il ne se nourrit que de la partie toujours insondable de notre psychisme.
Je suis calme, mais mon corps ne l’est pas tant que ça. J’ai l’esprit qui tourne à cent à l’heure et pourtant mon corps est un lac de montagne, sans une ride. Cette dissociation, que je ressens fortement en méditation et dans les heures qui suivent, est troublante. En soin Reiki, je vois bien mes patients apaisés et calmes et pourtant… Sous la détente apparente du corps, s’agite tout un univers.
Alors comment être synchro ? Est-ce possible d’ailleurs ? Je crois que oui quand même, mais ce n’est pas si simple et d’ailleurs, est-ce cela le but ?
Le 12 décembre 2011 -
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Blog reiki-sante, p. 162 – La maturité n’a aucun rapport avec vos expériences de vie. Elle a quelque chose à voir avec votre voyage intérieur, avec les expériences intérieures. Plus quelqu’un va profondément en lui-même, plus il est mature (Osho). Si je place cette réflexion en tête de ce billet consacré au Reiki, c’est qu’à mon avis il dit ce qu’est un soin Reiki. Un voyage intérieur : avec chauffeur – quand on est soigné par un praticien, ou en solo, en cas d’auto-traitement.
Le souvenir des traumatismes, des souffrances, des cicatrices, n’est thérapeutique que si ce souvenir émerge au terme d’un voyage intérieur. Alors oui, la mémoire a du sens, parce qu’elle aide à changer et à construire ce qui va venir. Sinon, elle n’est que réminiscence, répétée comme à l’identique, d’une douleur.
Alors qu’est-ce qu’un voyage intérieur? J’imagine cela comme une marche en petite montagne. Je marche sans penser à rien, je découvre dans mon corps des sensations, des bruits, des petites ou grandes douleurs. Je m’arrête à ces particularités comme je regarde un paysage qui se découvre. J’observe, j’écoute, j’aime ce que je vois. Le soin vient après, il est déjà à l’oeuvre en fait, mais je ne le sais que quand j’en reviens.
Le 3 décembre 2011 -
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Blog reiki-sante, p. 161 – Quel effet peut-on attendre d’un soin Reiki? Ce n’est si simple de répondre, en fait. Le patient qui souffre d’une affection ou qui a mal, attend que « ça parte ». Ce qui semble assez normal. Le problème est que parfois les affections ne sont pas superficielles, et s’inscrivent dans le corps et le psychisme de la personne, souvent depuis longtemps. Et là, on ne peut pas juste demander « que ça parte ». Dans ce cas, parler de guérison est assez délicat. Finalement, le débat de l’efficacité, résumé par le choix binaire « ça marche » ou « ça ne marche pas », me semble réducteur, limité à quelques situations, et ne permet pas de situer correctement le Reiki.
Pour moi en effet, le Reiki, s’il s’agit bien d’une pratique de soin, est aussi (et peut-être d’abord) une démarche de changement de la personne, lui permettant de trouver un meilleur équilibre de vie. Ce changement passe par la connaissance, et la reconnaissance, de son corps, et des mémoires qui y sont enfouies, avec l’aide du praticien. Certains problèmes, dits de santé, pourront se résorber par la pratique du Reiki, d’autres pourront s’accepter, ce qui n’est déjà pas si mal.
A mon avis, si l’on attend du Reiki un niveau de réponse et d’effet identique à celui d’un médicament, je pense qu’on se trompe de terrain de questionnement. C’est d’autre chose qu’il s’agit, où la guérison des symptômes n’est certes pas accessoire ni secondaire, mais ne constitue pas l’enjeu même du Reiki.
Dans le médicament, l’effet est donnée par la molécule, presque indépendamment de celui qui l’avale, d’où d’ailleurs des effets secondaires non négligeables. Avec le Reiki, le mieux être vient de la personne elle-même, même si elle est accompagnée du praticien. Un résultat ne sera donc jamais reproductible. Patient/praticien/moment du soin constituent un ensemble singulier que l’on retrouve jamais 2 fois.
Pour ma part, je suis toujours heureux, et même fier (ce qui évidemment est idiot!) qu’on me dise « je suis venu hier et je n’ai plus rien! » Mais, même si je n’ai pas de statistiques, je pense que ce cas de figure n’est pas massivement représentatif. Par contre, des personnes avec qui je travaille pendant un temps et qui me disent « le reiki m’a permis d’aller mieux,… (suit la situation concrète), cela m’arrive assez souvent. Ce n’est pas spectaculaire comme une verrue qui tombe en trois jours, mais cela justifie pleinement à mes yeux ma pratique.
Le 25 novembre 2011 -
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Blog reiki-sante, p. 160 – « La marche en montagne n’est qu’un marchandage où l’on espère à chaque fois recevoir quelque chose après une vie insipide entre deux courses éloignées l’une de l’autre. » Michel Jourdan (Marcher, méditer – éd. Albin Michel). Cette phrase critique a résonné en moi. Pourrais-je dire la même chose d’un soin Reiki ? Non, ce serait tout à fait faux et injuste de traiter « d’insipide » ma vie privée, amicale, mes méditations. Mais pourtant cette phrase a résonné en moi ! C’est certain qu’un soin Reiki est un moment de rencontre tout à fait particulier. On partage un moment d’intimité d’une grande intensité avec quelqu’un. Les rôles sociaux n’existent plus tendent à s’effacer, la vérité humaine de l’autre se révèle. C’est une grande chance de pouvoir vivre cela car, quand le mouvement du Reiki est enclenché, on donne et on reçoit de manière continue. Tout vibre en nous, le présent existe enfin !
Il est certain qu’en sortir est un peu décevant. La question est : le soin Reiki est-il une illusion, un plaisir artificiel ? Où pourquoi ne pouvons-nous vivre notre vie, heure par heure, comme un soin Reiki ? Loin d’être une illusion, le Reiki serait plutôt un exemple, exemple d’un espace de vie. Dans la phrase qui suit la citation du début de mon billet, Michel Jourdan écrit encore : « Chaque montée devrait au contraire être un pèlerinage vers le centre – le soi – qui est en chaque homme, libérant ce que l’on a accumulé au dessus et qui l’obscurcit. »
Le 18 novembre 2011 -
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Blog reiki-sante, p. 159 – Lors d’un précédent billet sur ce blog consacré à ma pratique du Reiki, j’ai évoqué l’attitude d’observation du praticien Reiki, comme donnée nécessaire de la transmission, comme principe thérapeutique. M’inspirant de Jean Klein, je parlais de l’observation comme temps d’écoute, de partage, de silence du mental. Approfondissant mes lectures de deux méditants, toujours Jean Klein et Jacques Vigne, je poursuis mes réflexions sur le soin Reiki. Obtenir le silence du patient ! Non pas le faire taire, mais au contraire, par son propre silence, qui est écoute et acceptation, l’inviter à faire de même : à faire silence et à s’écouter. Paradoxe ? Peut-être pas tant que ça. Car le silence du mental, de l’esprit, ouvre les portes à la parole du corps. Du corps souffrant d’abord. Et c’est bien pourquoi il est si difficile de l’écouter. La grande différence que je fais entre la thérapie verbale et le Reiki, est que le silence du thérapeute invite à la parole dans un cas, au silence dans l’autre (je dis différence, je ne dis pas que l’un surpasse l’autre). Inviter au silence, à une méditation assistée par le praticien Reiki, c’est ouvrir la voie de l’acceptation, de l’observation (j’y reviens), pour toucher à la guérison.
Le 11 novembre 2011 -
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Blog reiki-sante, p.158 – Reiki et cancer – c’est un sujet sur lequel j’ai déjà publié. Faut-il faire un soin Reiki à une personne malade d’un cancer ? Telle est la question souvent posée, ce qui est normal. Mais quand il ne s’agit pas d’une question mais d’une injonction « NON ! », que répondre, que faire si l’on n’est pas tout à fait d’accord ?
Ce billet est né sous la colère. Puis j’ai laissé les lignes écrites en attendant d’avoir le recul émotionnel nécessaire pour le reprendre, le publier.
Guerre des chefs ! Il se trouve qu’une patiente devait venir recevoir du Reiki quand un thérapeute qu’elle voyait par ailleurs (sur une toute autre discipline tout aussi peu « officielle ») le lui a formellement déconseillé, au motif que le Reiki et ses symboles feraient vibrer les cellules et affoleraient celles notamment déjà « folles ».
Certitudes fondées sur quoi ? Pourquoi répète-t-on avec autant d’assurance des choses que l’on n’a jamais vérifiées, qui n’ont jamais été validées par personne, qui sont juste colportées de site en site, de groupe de formation en groupes de formation.
Quelle représentation cela révèle-t-il ? A quoi servent ces représentations ? Dire que les symboles du reiki sont puissants et font vibrer toutes les cellules, y compris les cellules cancéreuses est peut-être exact, mais peut-être pas, car on dit aussi (avec la même certitude et sans vérification) que le Reiki sait où il va et ne fait pas de mal. Je préfère l’argumentation que m’a livré un médecin d’une unité de soin palliatif, sceptique mais patient, me demandant de ne pas toucher la personne, de ne pas la manipuler, la masser, mais ne disant rien sur la simple relation humaine, énergétique disons le mot, d’un soin Reiki et me faisant bien comprendre que je ne pourrais malheureusement pas faire de miracle, mais soulager, pourquoi pas !
Je n’ai jamais guéri personne d’un cancer, à ma connaissance. Je suis plutôt intervenu en accompagnement des traitements chimio et rayons, après donc souvent une phase chirurgicale et en même temps qu’une prise en charge médicale. Mais je n’ai jamais eu non plus de retour négatif de mes interventions.
Je respecte tout à fait la décision de ne pas intervenir, et il m’est arrivé aussi, au moins deux fois, de refuser de donner du Reiki. Je suis convaincu aujourd’hui que l’essentiel est dans l’intention que l’on porte au patient lors d’un soin. Si on se place dans une posture d’accompagnement, sans volonté de guérir, d’avoir un effet, mais en étant juste présent, en étant « juste » en quelque sorte, je n’ai pas le sentiment de faire prendre un risque à la personne.
Je ne sais pas si les symboles du Reiki sont puissants, mais je suis convaincu que les praticiens ne le sont pas. Restons à notre place de transmetteur, marchons à côté des personnes qui nous donnent leur confiance, ne serait-ce que le temps d’une séance et surtout, n’élaborons des théories « certaines » sur ce qui nous dépasse.
Le 2 novembre 2011 -
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