Blog reiki-sante, p.101 – Tout le Reiki se trouve sur le net : stage, soin, informations. Si, comme l’affirme le journal La Croix (http://www.la-croix.com/Ces-enfants-nes-avec-une-souris-dans-la-main/article/2436203/4076) la « génération internet » sait se balader sur la toile mais pas toujours s’y repérer, que dire alors des « digital immigrants », c’est à dire ceux qui ont découvert les nouvelles technologies et le net dans le cours (parfois avancé) de leur vie ?
Comment discerner le « bon » site Reiki dans la masse vertigineuse de sites qui sont proposés à l’internaute ? C’est une réflexion qui m’est souvent faite. L’accumulation donne le tournis, d’autant que, peu ou prou, on a l’impression de lire et relire toujours les mêmes choses.
Il est vrai (en tout cas pour le Reiki), que l’information se nourrit d’elle-même et que les vérités se forment à force de répétitions. C’est inévitable et on ne peut que déplorer que trop souvent les animateurs de sites n’aient qu’une trop faible conscience de leurs devoirs éthiques : affirmations non vérifiées, sources non citées …
Mais comme, paraît-il, il n’y a pas de hasard avec le Reiki, il reste à faire confiance à la rencontre inattendue, riche de belles surprises… Et d’inviter tout de même les internautes à un peu de vigilance !
Le 29 août 2010 -
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Blog reiki-sante, p.100 – centième billet de ce blog consacré au Reiki. Merci aux lecteurs fidèles ou occasionnels de leur passage sur ce site.
De quoi vais-je parler aujourd’hui ? de Reiki, bien sûr, mais aussi de la prétention du blogueur qui pense avoir des choses à dire. On peut bien sûr se rappeler Pierre Dac : « ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule! » Mais on a toujours (au moins un petit peu) la prétention qu’on a, justement quelque chose à livrer, voire à délivrer.
j’ai une amie qui fréquente volontiers les blogs et forums consacrés au Reiki. Elle va y livrer ses questions, ses doutes et incertitudes. « Pourquoi faire ? lui ai-je demandé. Les forums Reiki donnent toujours la même réponse, quelque soit la question. » « Oui, c’est vrai, m’a-t-elle répondu, aussi je n’y vais pas pour les réponses mais pour me rassurer de voir que d’autres que moi se posent les mêmes questions. »
Très fort ! je n’y avais pas pensé moi qui, chaque semaine, cherche des choses intéressantes à partager. Cela calme un peu comme on dit et ramène à un peu d’humilité. J’ai trouvé que ce n’était pas mal venu pour célébrer mon centième billet !
Le 22 août 2010 -
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Blog reiki-sante, p.99 – le Reiki, meilleur compagnon pour des vacances réussies ! Pourquoi pas essayer ? En vacances, on cherche avant tout à se reposer, prendre du recul. C’est un temps où on s’ouvre plus volontiers à ses émotions, à ses sens, à la respiration de son corps.
La pratique du Reiki, même au soleil, en marchant, contribue à aller plus loin dans une recherche qui dépasse le quotidien de nos pensées et de nos actes.
Joseph Conrad a écrit (dans « Au coeur des ténèbres ») : « quand on s’applique aux seuls incidents de surface, la réalité pâlit. La vérité profonde demeure cachée. »
Ne plus s’arrêter aux petits soucis des jours nous permet bien souvent de trouver en nous des vérités, la créativité dont on pense trop souvent être privée. C’est en cela que le Reiki nous apportera toute son aide pendant cette période que je souhaite à chacun ensoleillée.
Le 3 août 2010 -
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Blog reiki-sante, p.98 – Le Reiki est une méditation ouverte sur le monde. La méditation est parfois comprise comme un temps d’intériorisation pendant lequel on se concentre sur sa respiration, son mouvement intérieur, la non pensée. Mais toutes ces techniques n’ont pas pour but de nous rendre aveugle ni fermé au monde. Au contraire ! Avec le Reiki, la relation avec l’autre, comme patient, amène sans hésitation à engager une communication totale. Ainsi, pendant une séance, tout est perçu : bruits, odeurs, émotions, couleurs… Cela correspond à la véritable présence. C’est cette présence qui permet l’échange d’énergie, l’empathie nécessaire à un soin Reiki.
Blog reiki-sante, p.97 – qu’a à voir le Reiki avec le temps, les souvenirs ? Pour commencer, un petit poème que j’ai écrit il y a quelques années, intitulé justement : le temps.
Le temps est un long jour de jeûne
où tout est intérieur.
Rester simplement là, assis,
tandis que la brume gagne le cœur de Paris.
Avaler le vide pour perdre la mémoire,
demander au temps d’oublier mon désespoir.
Le temps est une dune de sable
posée comme une immensité
dans le lointain, au ras du ciel.
Lisse et calme, elle prend les couleurs du jour qui s’avance,
glisse lentement, poussée par le vent.
Ses pentes révèlent mille plis,
autant de cahots et de souffrances,
qui quelquefois laissent découvrir
la pureté d’une rose des sables.
Le Reiki nous fait plonger dans le souvenir : souvenir d’émotion passée, qui continuent de nous tourmenter en s’actualisant sans cesse au présent. Le praticien Reiki peut retrouver au cours de son soin des images, des émotions venues de très loin. Il suffit d’interroger le patient pour vérifier la justesse de cette intuition. Mais qu’en faire ? C’est assez délicat car on sait combien le souvenir est un phénomène complexe, sujet à de possibles manipulations. Le risque est certainement de conclure très vite sur des causes de troubles présents.
Le Reiki est un travail qui n’est pas psychologisant et personnellement je me méfie des liens trop vite faits entre un déséquilibre actuel et une traumatisme passé si évident que l’explication nous paraît définitive. Le travail du Reiki est fait de tâtonnements, pas de certitudes. Le Reiki met à jour, le praticien déblaie avec précaution et le patient donne du sens, résout, classe enfin en vue d’un nouvel équilibre.
Blog reiki-sante, p.96 – Lâcher prise quand on pratique le Reiki est une injonction courante. De quoi parle-t-on cependant ? Le plus souvent, le lâcher prise est compris comme une attitude de non vouloir, de non tension, de calme mental qui permet à l’énergie du Reiki de « glisser » du praticien à son patient. D’autres fois, le lâcher prise est pris comme le fait d’être un simple canal, qui n’a rien d’autre à faire qu’à laisser couler l’énergie. Pendant ce temps, le praticien peut penser à autre chose, discuter même avec son patient. Je connais des ateliers de Reiki où les praticiens échangent entre eux des plaisanteries, des recettes de cuisine !
A chaque billet de ce blog consacré au Reiki je m’efforce de défendre mon hypothèse que praticien et patient ont une responsabilité dans le processus du soin. Pour le praticien Reiki, il s’agit d’être pleinement disponible à son patient. Cela passe en effet par une forme de lâcher prise, qui consiste, me semble-t-il, à être dans un grand calme mental, à laisser passer, sans s’y arrêter, ses pensées intrusives. L’activité mentale ainsi réduite permet au praticien Reiki d’être conscient de ses ressentis et d’être en lien avec son patient, pour l’écouter ou apporter du Reiki.
Mais le praticien Reiki n’est pas dans le vague, et n’a certainement pas le temps de penser à autre chose qu’à son patient. le soin demande en effet une grande attention pour être connecté au patient. Cette attention est la condition première du soin, la seconde est l’intention. L’intention, je l’ai déjà écrit dans un précédent billet, est une tension, qui permet au Reiki de se diriger sur telle personne et pas sur telle autre, à un endroit voulu par le praticien. On commence à se dégager, ici , du lâcher prise dans sa définition communément admise.
Donc pour moi, dans un soin Reiki, le mental est calme, la pensée réduite au minimum, c’est cela que j’appelle le lâcher prise. pour le reste, le soin Reiki demande beaucoup de présence. C’est un peu comme si on confondait (ce qu’on rencontre souvent!) la méditation et la relaxation.
Blog reiki-sante, p. 95 – Première étape de la prise en charge de la personne par le praticien Reiki : l’écoute de la personne, pour autoriser sa propre écoute (voir mon billet n°94 Reiki et changement – 3). L’accompagnement de la personne est important à ce stade, car le changement même voulu, désiré, ne vient jamais sans mal. La peur, l’impuissance, la perte sont des sentiments qui traversent tout parcours de guérison holistique.
L’accompagnement le plus intéressant serait, à mon avis, la constitution d’une équipe pluridisciplinaire : médecin, ostéopathe, psychothérapeute, Reiki bien sûr. Selon la personne et son état, des compétences variées seraient un vrai « plus » dans la prise en charge d’une personne. Il ne faut pas négliger non plus les liens amicaux et familiaux qui, pour n’être pas professionnels, n’en sont pas moins essentiels.
Malheureusement, il faut bien dire qu’en France en tout cas, nous ne sommes pas prêts à travailler dans ce sens… Mais il ne faut pas désespérer. Il m’arrive fréquemment d’orienter un patient vers un ostéopathe, un psy, un hypnothérapeute. Et je dois reconnaître que l’inverse est parfois vrai aussi.
Une autre manière d’accompagner la personne est de lui proposer une initiation au Reiki, ou de s’inscrire à un cours de Qi Kong ou de méditation. L’important est de proposer des solutions qui permettront à la personne de prendre en main son propre parcours de guérison. C’est aussi une manière de responsabiliser la personne sur son état de santé, son équilibre. Nous sommes responsables de nous-même !
Le changement est une affaire délicate, car le praticien Reiki n’est qu’un accompagnant. Alors, suffit-il « d’un geste » comme le proclame François Roustang (hypnothérapeute) ou cela nécessite-t-il de longues années ? Personne ne sait en fait à quel moment la personne va se déclencher (et elle peut très bien ne jamais se déclencher).
On voit bien qu’on glisse, et ce sera ma conclusion (provisoire) sur cette question, de la notion de changement à une autre notion, plus harmonieuse, plus écologique sans doute, d’évolution. Le rôle du praticien Reiki, comme du maître qui initie amène à une posture humble puisque c’est le chemin de l’autre dont il s’agit.
Le 6 juin 2010 -
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Blog reiki-sante, p.94 – le soin Reiki confronte au changement. Mais entre le changement fait pour « ne pas changer » ou préserver sa stabilité (voir mon billet n° 92 : Reiki et changement – 1) et le changement provoqué par un bouleversement extérieur brutal qui oblige à changer, avec son cortège de peur, de sentiment de perte (voir mon billet n°93 : Reiki et changement – 2), la voie du soin Reiki est étroite.
J’ai terminé mon billet précédent en posant que seul un changement de représentation peut nous permettre d’évoluer. Je m’explique un peu plus. Nous ne sommes pas des êtres solitaires vivant une bulle, mais des êtres sociaux, en permanence en relation avec les autres et plus largement avec notre environnement. Le regard que nous portons sur ces relations nous cause souvent bien plus de souffrances que les évènements objectifs eux-mêmes. Il suffirait donc de modifier son regard pour aller mieux, c’est ce qu’explique de nombreuses religions et philosophies (épicurisme, stoïcisme notamment).
Mais tout le monde ne s’engage pas dans une démarche spirituelle ni dans des « ascétismes » comme on dit dans le Mahâbhârata. La première chose que le praticien Reiki peut apporter à son patient est de l’inviter à s’écouter. Je suis frappé de constater que les personnes qui viennent en soin Reiki, avec une forte demande d’écoute, ne s’écoutent pas elles-mêmes (sinon auraient-elles tant besoin d’être écoutées ?). Leur plainte est mentalisée, mal localisée dans le corps, imprécise dans les symptômes ressentis. Le travail du praticien Reiki est justement, par son écoute totale et compassionnelle, « d’autoriser » la personne à s’écouter, à prendre conscience de sa souffrance, non pas la souffrance pensée mais la souffrance du corps.
Le Reiki peut beaucoup dans cette étape du soin (attention, il y aura une suite !). A l’opposé des psychothérapies verbales, il se passe du mental. Son action porte sur le corps directement et laisse émerger l’émotion. C’est un moment délicat car souvent peu agréable, celui qu’on qualifie souvent, dans le Reiki, d’effet secondaire. Certaines personnes trouvent trop dur de se trouver confrontées à de nouvelles souffrances ou des émotions désagréables. Elles n’y sont pas prêtes et le praticien Reiki se doit de respecter la démarche de son patient (il n’est pas toujours facile de le faire avec le détachement nécessaire, je peux en témoigner. Mais cela est le travail du praticien Reiki).
Pour les patients prêts à aller plus loin, je trouve que le soin Reiki proprement dit trouve ses limites. Son cadre, son rythme, la relation thérapeute/patient n’ouvrent à mon avis pas assez d’espaces. C’est à un autre dispositif me semble-t-il qu’il faut faire appel. Ce sera l’objet de mon prochain billet sur cette question.
Blog reiki-sante, p. 93 – Dans le précédent billet, je parlais de la demande du patient « d’aller mieux » et de la réponse que pouvait apporter le praticien Reiki. L’action du praticien Reiki est essentielle : parce qu’elle apporte un surcroît d’énergie à la personne et parce qu’elle « autorise » le patient à aller mieux. Cette action de l’extérieur est donc tout à fait importante et souvent nécessaire.
Mais je disais aussi que le changement d’état, vers un mieux, que permet l’intervention du Reiki, est d’une certaine façon une manière de changer pour justement ne pas changer, c’est à dire pour rester dans un état d’avant, plus ou moins en équilibre.
Un peu de théorie (très peu !) : on distingue deux niveaux de changement. Le premier est dit « homéostatique ». Il correspond, grosso modo, à tous les petites adaptations que nous réalisons, sans souvent nous en rendre compte, pour maintenir notre équilibre de vie. Le terme « homéostatique » se dit notamment du fonctionnement de notre système interne de régulation de la température du corps, qui s’adapte en permanence pour conserver une température de 37° (je transpire quand il fait chaud et j’ai la chair de poule quand il fait froid). J’assimile l’action première du Reiki à une action homéostatique, qui permet à la personne d’aller mieux sans modifier son équilibre physique ou psychique.
Il est un autre niveau de changement, qui lui relève d’une adaptation à une modification importante de l’environnement. C’est l’évolution des espèces (je caricature). Ce sont aussi les changements qui interviennent suite à un deuil, une séparation, la perte d’un emploi, une maladie grave… la question que je me pose est : jusqu’où le Reiki est-il efficace ?
Je constate que dans les soins que j’apporte à des personnes, au terme de plusieurs séances, on bute sur une barrière. Le travail que je fais soulage mais la guérison ou le franchissement d’une étape, demande le concours de la personne. Tant qu’elle est passive, reste le « sujet » du praticien, impossible de franchir le gué de la guérison. On pourra me dire que la personne veut guérir puisqu’elle vient se faire soigner. C’est vrai et c’est déjà considérable. Les échanges au fil des rencontres permettent aussi d’avancer, de faire prendre conscience. Mais tout le monde sait bien que le changement est une épreuve, car c’est un saut vers l’inconnu. Vouloir changer ne suffit pas. C’est pour cela qu’on préfère faire toujours un peu plus de la même chose !
Comment sauter l’obstacle ? En changeant de système de représentation. Comme l’a dit (paraît-il) Lao Tseu « les choses ne changent pas, change ta façon de les voir. » Comment le Reiki peut y aider ? Ce sera l’objet du troisième billet consacré au changement.
Le 21 mai 2010 -
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réflexions,
soin |
Blog reiki-sante, p. 92 – Le Reiki est un instrument de changement. C’est comme ça que j’aime le présenter. Mais de quel changement parle-t-on, et en rapport avec quelle demande ?
A l’occasion d’un soin, la demande est clairement d’aller mieux, c’est à dire de retrouver un état antérieur, sans souffrance. On demande au fond au Reiki la même chose qu’on demande à la médecine, c’est à dire de réparer (ce qui n’empêche pas de critiquer une médecine trop axée sur la réparation, justement !).
Quand le problème n’est pas trop installé ou relève d’une circonstance extérieure (accident, rencontre fortuite avec un virus), le soin Reiki peut se montrer très efficace. Je dis « peux » parce qu’à la différence d’un traitement médical, le Reiki ne se contente pas de diriger son action sur le problème visible de la personne. Ce n’est pas une molécule qu’on délivre, dont l’action est bien précise (encore qu’avec les effets secondaires…). Le Reiki touche à la capacité de la personne à s’auto-guérir, même si l’aide du praticien Reiki est déterminante.
Et c’est là que commence la dimension holistique du Reiki. Car pour dynamiser la capacité d’auto-guérison de la personne, encore faut-il avoir préalablement réglé ce qui l’inhibait. Et là, on ne peut pas en rester à un problème strictement extérieur. Pourquoi telle personne va déclencher par exemple un syndrome grippal quand une autre, dans les mêmes circonstances, va continuer à se porter au mieux ?
Dans les situations que je vise dans ce billet, on va dire qu’un apport d’énergie donnée par un praticien Reiki va permettre à l’organisme de réagir et de retrouver son état d’équilibre.
Mais quand on est dans des situations où les problèmes de santé sont chroniques, où la souffrance est aussi psychique, c’est une autre histoire. Car il ne s’agit plus de soulager temporairement mais durablement, et la réussite viendra du changement que la personne opérera sur elle-même, grâce au Reiki. Ce sera l’objet de mon prochain billet.
Le 14 mai 2010 -
Mots-clefs :
soin holistique Publié dans
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