Blog reiki-sante, p. 78 – Je n’aime pas beaucoup utiliser le titre de Maître Reiki. Dans nos sociétés, ce mot de maître, comme celui de gourou, est bien vite associé (quelques fois à juste titre malheureusement !) à de la manipulation, de la mise sous influence, de la malhonnêteté. Je parle donc plus volontiers « d’enseignant Reiki ». Mais je dois bien constater que le fait d’initier quelqu’un, de l’accompagner dans sa pratique, ses ressentis, les changements qui s’opèrent en lui, crée une relation qui va bien au-delà de la simple transmission d’un savoir-faire.
Ce moment de l’initiation au Reiki est un véritable partage, et il n’est plus possible de se voir ensuite comme si cela n’avait pas été. Il appartient bien sûr au maître Reiki de tenir le cadre, c’est à dire de veiller au respect des limites d’une relation qui reste professionnelle et qui ne vise à rien d’autre qu’à l’accompagnement respectueux de l’autre. Mais ce cadre laisse quand même place à une relation d’affection et de connivence profonde, provoquée en quelques minutes à peine par le rituel d’initiation au Reiki. C’est quelque chose de précieux, de sécurisant aussi, qu’il faut laisser se révêler et apprécier à sa grande valeur.
P.S. : je ne livre pas beaucoup de ma vie sur ce blog, mais je dédie ce billet à Elina, jeune femme grecque que j’ai initiée au Reiki et accompagnée à tous les degrés, qui est sur un lit d’hôpital aujourd’hui, et qui m’a inspiré ce texte.
Le 31 janvier 2010 -
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blog reiki-sante, p.77 – Un praticien Reiki ne sort jamais d’un soin comme il en est entré. Cela est évident quand on y pense. Donner du Reiki, c’est se préparer mentalement, dans son corps. Une demi-heure ou une heure de soin, c’est un temps suspendu que ceux qui pratiquent la méditation connaissent bien. Le soin Reiki, c’est aussi une relation à l’autre, avec le receveur, une relation où l’on partage beaucoup de la souffrance qui est exprimée, mais aussi de l’espérance d’aller mieux. Pas étonnant donc que le soin Reiki laisse quelques traces chez le praticien. La plus belle est incontestablement ce sentiment de joie qui peut nous envahir, sans plus de raison, c’est à dire sans raisonner, mais dans la jouissance d’un mouvement de jubilation qui nous tire vers quelque chose d’ineffable. Saint Augustin parle de la jubilation, et Jean-Louis Chrétien (Saint Augustin et les actes de paroles, édition Puf) relève que la jubilation n’est pas verbale (même si elle est vocable), qu’elle entraîne un mouvement du corps. Le Reiki, travail du corps sur le corps, permet de laisser fermenter la joie qui en chacun de nous, pour la laisser s’exprimer pleinement par la jubilation qui tire le corps vers la spiritualité.
Le 22 janvier 2010 -
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Blog reiki-sante, p. 76 – Alignement et ancrage sont deux termes souvent utilisés en Reiki. L’alignement correspond à une sensation de cohérence verticale chez la personne, de la tête aux pieds (notamment dans les zones qui correspondent aux chakras). On parle moins, mais à mon avis on le devrait, de la cohérence latérale (droite-gauche) ou sagittale (devant-derrière). Tous les axes sont importants en fait et un travail en Reiki est terminé quand l’ensemble de ces axes présentent un bon équilibre… sont alignés. C’est tout le travail d’une et même de plusieurs séances de Reiki qui permet d’aboutir à ce résultat, et il n’y a pas une technique particulière, sauf à vérifier fréquemment, avec chaque main placée de part et d’autre d’un axe, que l’équilibre est réalisé. S’il ne l’est pas, il faut porter plus d’attention à un côté pour renforcer ou alléger l’énergie d’un point par rapport à l’autre.
L’ancrage correspond à la sensation que la personne n’est pas dans le présent, n’est pas reliée au sol. Elle « flotte ». C’est un principe important que l’ancrage et on conçoit facilement que quelqu’un qui n’a pas « les pieds sur terre », perd en présence, en connection à son environnement, et à soi même aussi. Bien ancré son patient doit être un objectif de chaque séance de Reiki. Selon l’état de la personne, le travail d’ancrage peut être plus ou moins long et peut constituer une part importante dans un soin Reiki. Il existe des techniques simples d’ancrage, qui vont de glissements de mains en dynamique, à des mouvements de rotation sur une zone donnée, un travail au niveau des membres inférieurs et surtout des pieds. Pour les personnes qui ont tendance à « partir » lors d’un soin Reiki, je m’autorise à utiliser quelques techniques de massage, notamment du massage coréen, en travaillant très doucement.
Il ne faut pas sous-estimer l’importance de la relation praticien-receveur et un praticien bien ancré aura plus de facilité pour favoriser l’ancrage de son receveur. Aussi, quand une personne ne nous paraît pas bien ancrée, est-il toujours utile de se demander si nous-même le sommes bien également. La réponse est bien souvent intéressante !
Le 16 janvier 2010 -
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Blog reiki-sante, p. 75 – Le reiki est le plus souvent pratiqué en silence, le praticien émettant mentalement les mantras, de même qu’il visualise les symboles sans les tracer physiquement. Je connais au moins un praticien Reiki qui conduit ses soins en chantant ses symboles. C’est une pratique que l’on rencontre avec le Reiki KarunaÒ ou les mantras sont chantés avec un son qui part du ventre et roule dans la bouche. Il est vrai que le son émet une vibration physiquement sensible et celui qui le pratique y trouve plus d’efficacité qu’avec un simple travail mental.
Personnellement, je travaille en auto-traitement Reiki avec un mantra que je chante à haute voix, mais mes soins Reiki sur les autres se font en silence. C’est plus une question d’inhibition que de principe. Par contre, je trace fréquemment les symboles sur la personne pendant le soin, sur des zones sur lesquels je souhaite insister.
Je fais appel aux lecteurs praticiens Reiki de ce billet qui ont une expérience sur cette question qui voudraient bien la partager.
Le 10 janvier 2010 -
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Blog reiki-sante, p. 74 – Le Reiki est une pratique de soin qui ne peut être réalisée que par une personne initiée. Pour « faire du Reiki », il faut en effet avoir été initié et, selon son degré, avoir eu la transmission des symboles et mantras auxquels on fait appel lors d’un soin Reiki. Le Reiki majoritairement pratiqué dans le monde (à l’exception du Japon !) est le Reiki codifié et transmis par Mme Takata. Deux Fédérations et de multiples adaptations locales donnent un côté arborescent au Reiki mais, peu ou prou, il s’agit de la même chose.
Un Reiki dit « traditionnel » se revendique de la transmission directe de l’école de Mikao Usui, importée en occident par des maîtres japonais. Je ne connais pas directement ce type de Reiki.
Pour ne rien simplifier, il y a aujourd’hui de nombreuses formes dérivées du Reiki : Reiki Tibétain, Reiki KarunaÒ, Reiki ShamballaÒ, Reiki Arc en CielÒ etc., etc. qui, comme le petit Ò l’indique, correspondent aussi à des marques déposées et ne peuvent être transmises que par des personnnes agréées par leur Fédération. Ces diverses pratiques s’inspirent largement du Reiki de Mme Takata en y ajoutant d’autres symboles et mantras.
Le Reiki a fort heureusement échappé à la main mise d’un « Maître businessman avisé et rapide », ce qui a permis sa diffusion rapide, en réseau. Toute médaille ayant son revers, le Reiki a subi de multiples variations et certains Maîtres avisés à défaut d’être rapides se sont rattrapés avec le dépôt d’autres marques.
De mon point de vue, il n’y a pas de quoi s’inquiéter de tout ce foisonnement. Comme toutes les thérapies holistiques, énergétiques, voire même les psychothérapies, toutes marchent, et leur efficacité réside moins dans les techniques que dans la qualité du praticien et de la relation qui s’instaure entre le praticien et son patient, entre le Maître et la personne initée.
Personnellement, je m’occupe de beaucoup travailler sur moi, de pratiquer tout autant, et de réfléchir à ma pratique pour tenter de la modéliser et de proposer des formes d’apprentissage sérieuses et suivies aux personnes que j’initie.
Je n’oublie pas non plus qu’en France, dans nos campagnes, ont existé et perdurent un peu encore des traditions de soins qui mériteraient certainement d’être revisitées.
Pour répondre à ma question du début, si on ne peut pas faire du Reiki sans être initié, on peut se faire initier si on veut faire du Reiki ou faire autre chose .A chacun son chemin et ses rencontres !
Le 5 janvier 2010 -
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Blog reiki-sante, p. 73 – Meilleurs voeux à tous et à toutes. Je vous remercie, chers lecteurs et lectrices de ce blog, réguliers ou occasionnels, du soutien collectif que vous m’adressez par votre passage sur ce blog, exclusivement consacré au Reiki. Travail individuel, l’écriture de billets prend toute sa dimension quand il trouve des lecteurs. Je m’efforce au fil des jours, dans ma pratique du Reiki, de me donner totalement dans mes soins et dans mon enseignement, en laissant ma spontanéité s’exprimer, en « lâchant prise » en quelque sorte. Et ce blog est le moment où je fais un retour sur le Reiki tel qu’il surgit de mes mains, car je crois qu’il est important de réfléchir à sa pratique, et qu’on peut le faire sans freiner son intuition.
Je serais heureux si ma recherche sur le Reiki vous amène à lever le nez de l’écran et vous conduit à explorer votre propre pratique, votre idée du Reiki, en toute liberté, en partageant notre plaisir d’aider les autres et un peu nous-mêmes aussi.
Bonne année à chacun d’entre vous… Et ce blog continue en 2010 !
Le 31 décembre 2009 -
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Blog reiki-sante, p. 72 – Que dire du Reiki ? Je dirais qu’il s’agit d’une pratique de soin, cela devrait suffire. N’allons pas chercher dans le Reiki une explication du monde. Que l’on croie à Dieu, aux anges, à rien du tout, aux sciences dures, tout le monde peut se retrouver dans le Reiki. Il s’appuie sur des échanges subtiles entre êtres vivants, qui sont un mystère. Le fait qu’il s’agisse d’un mystère n’interdit pas d’en user avec profit !
Je dirais que le Reiki est tout simplement humain parce qu’il suscite de la compassion, de l’amour pour l’autre, et qu’on en sort toujours enrichi, de ce qu’on a reçu comme de ce qu’on a donné.
Je dirais encore que le Reiki m’a ouvert un chemin. Sa pratique m’a conduit à réfléchir d’une certaine façon, à prendre conscience de mon corps, à travailler mes émotions pour mieux m’accepter et tenter d’être meilleur, à méditer, enfin, source d’infini et d’ouverture mais je ne sais quoi, mais où j’ai envie d’aller.
Le 12 décembre 2009 -
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Blog reiki-sante, p. 71 – L’auto-traitement Reiki fait suite à une initiation et on en parle surtout pour le 1er degré. Il s’agit de trois semaines de travail quotidien que doit faire le nouvel initié pour « assimiler » son initiation et se préparer à la transmission du Reiki.
Que se passe-t-il au 22ème jour, quand la consigne des 3 semaines est menée à bien ? Normalement rien, parce qu’il n’y a pas de raison de ne pas continuer ce travail dont, au bout de 10 ans, je ne vois pas la fin.
Pour être honnête, je ne connais personne qui ait conduit un auto-traitement des années durant. Il ne s’agit pas de cela. Il s’agit d’intégrer le Reiki dans sa pratique quotidienne, dans sa vie, de façon à se trouver dans un état de mieux être et d’être prêt à donner du Reiki à quelqu’un. Evidemment qu’au début, seule une pratique appliquée, régulière, complète, permet de travailler son énergie. Puis au fur et à mesure du temps, chacun travaille à sa façon, dans le respect cependant des bases et des principes du Reiki.
Le 6 décembre 2009 -
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Blog reiki-sante, p. 70 – Le Reiki a-t-il des contre-indications ? Contrairement à un médicament, le Reiki ne soigne pas une maladie mais une personne. C’est à dire que le soin Reiki propose à la personne soignée un ajout d’énergie qu’il peut utiliser pour son mieux-être, en mobilisant ses potentiels de guérison, ou ne pas transformer en changement sur soi s’il ne le désire pas (ce processus ne se fait pas à un niveau conscient bien évidemment).
Le bénéficiaire d’un soin reste, dans son être entier, le seul maître de sa guérison. Son corps sait mieux que quiconque ce qu’il peut prendre ou pas. A partir de cette hypothèse, il n’y a pas de raison pour que le Reiki soit contre-indiqué en fonction d’une pathologie précise.
La question peut néanmoins se poser pour certains troubles de la personnalité. Le Reiki, même si le praticien reste très sobre dans ses propos, est sous-tendu par tout un ensemble de croyances, et il met souvent ceux qui reçoivent le soin dans un état de grand relâchement, qui les « déconnecte » pendant un moment. Quand le Reiki est apporté à des personnes dont le comportement ou les paroles peuvent faire suspecter des troubles de dissociation, il peut être préférable de ne pas leur apporter un soin Reiki et de les orienter vers un professionnel de santé. C’est personnellement le seul type de situation qui m’amène à contre-indiquer un soin Reiki, si la personne de bénéficie pas d’une prise en charge médicale correcte (avec une information au médecin traitant).
Le 1 décembre 2009 -
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Blog reiki-sante, p. 69 – Dans le cadre des cours de Reiki que je propose le mercredi, avec de « vrais » patients (je souligne bien sûr les guillements), je prends conscience plus encore de l’importance de l’ancrage du praticien Reiki.
Ancrage ou alignement, le deuxième terme est moins utilisé en Reiki, mais il me convient mieux. Pour donner un soin Reiki, avec tout son potentiel de guérison, sans moi-même en sortir affecté ou diminué, il me faut être ancré dans une certitude de ce que je suis.
D’un point de vue extérieur, cela passe par la pratique d’un ensemble de techniques dites « d’ancrage », que l’on enseigne au passage des degrés du Reiki et que l’on répète, comme des gammes, d’atelier en atelier.
D’un point de vue intérieur, cela passe par un travail intime du praticien Reiki sur lui-même, d’observation de soi, de ses émotions, de ses désirs et peurs, de ses propres blocages physiques et énergétiques. De l’observation découle une prise de distance à soi, nécessaire à une compréhension, une acceptation, une résolution.
La compréhension, c’est d’avoir une approche globale de moi-même au sein de mon histoire, de ma généalogie, de mon rapport aux autres ; l’acceptation, ce n’est pas juste se dire « je suis comme je suis », c’est dêtre conscient de soi-même, pour se pas se tromper d’abord à soi, et surtout les autres; la résolution c’est évidemment progresser. Vaste programme !
C’est pourquoi je parle d’alignement, parce que quand mon mental, mes émotions, mon corps sont « alignés », il ne peut rien m’arriver. Dès lors le praticien Reiki, loin d’être refermé sur lui-même, peut s’ouvrir en toute sécurité à la souffrance de l’autre et lui permettre, à lui aussi, un ancrage.
Le 26 novembre 2009 -
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